Dans la courte histoire du hip-hop québécois, peu de rappeurs ont réussi aussi rapidement et définitivement à imposer un nom, un flow et un style qu’Yvon Krevé. Deux simples et un premier album classique, L’accent grave, nominé au titre d’album hip-hop de l’année au gala de l’ADISQ en 2001, gagnant du meilleur album francophone au Canadian Music Awards de Toronto et récipiendaire d'un Mimi's cette même année, auront suffit à faire connaître, respecter et apprécier son style cru, carré, rugueux. L’album débute au numéro un des ventes québécoises dès sa parution en juin 2000 et son premier vidéoclip, Yvon Krevé, atteint la première position du Décompte MusiquePlus.
En plus, évidemment, de quelques apparitions rehaussant à sa manière impayable les productions de Sans Pression et DJ Short Cut (la mémorable Pète la coche). Ses chroniques de la vie de tous les jours ont déjà inspiré une nouvelle génération de MCs à rapper sur leur vécu et leurs aspirations.Le voici finalement de retour trois ans plus tard avec un deuxième album très attendu de douze chansons, encore plus fignolé, plus mature mais toujours aussi irrévérentieux : Quand j’rap pas sur Kilo Records, réalisé par DJ Short Cut.
Yvon a encore une fois fait appel à son vieil acolyte 01 Étranjjj pour quatre collaborations (Qu’est-ce que tu donnes?, Ma vision, Quand qu’on rap pas et Money), ainsi qu’aux « patenais » Jon Bling et Moshine pour Oh Shit!. Les beats, gracieuseté d’une solide équipe composée de IQ, DJ Boogy, Parafino, Yacoub Moilim et City Parks font preuve d’une intensité digne de ses rimes rebelles et frondeuses. En octobre 2005, il récidive avec Vonvon le Vet.
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