Gisèle

Critique - Gisèle


75 / 10


Après l’aventure ratée du bon album anglophone de Poxy, Xavier Caféïne revient en solo et en français. Il arpente les même terres musicales qu’à l’époque de son groupe et concocte des petits bijoux pop-rock un peu garage aux accents punk. Toujours aussi baveux et déclamant des textes plus polis et engagés, Caféïne joue de presque tous les instruments (il reçoit aussi l’aide de Michel Langevin à la batterie sur quelques morceaux) sur une quinzaine de titres tous aussi accrocheurs les uns que les autres. La guitare acérée et la langue bien pendue, il ne réinvente pas la roue, mais nous propose une série de brûlots, dont « 1-2-3-4 », « Montréal (cette ville) », « La fin du monde », « Babylone » et « Pékin Love » qui ont tout pour nous faire taper du pied avec entrain. Un brin plus mûr, Xavier Caféïne rebondit avec une efficacité étonnante et rafraîchissante.


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