Alfred Matthew Yankovic voit le jour le 23 octobre 1959 à Lynwood, en Californie. C’est à 7 ans qu’il commence à jouer de l’accordéon en s’inspirant du roi de la polka, Frank Yankovic, avec qu il n’a pourtant aucun lien de parenté. Alors qu’il est adolescent, il est fan de l’émission de radio de Dr. Demento qu’il apprécie pour les parodies d’Allan Sherman et l’humour musical de Spike Jones, Tom Lehrer et Stan Fredberg. En 1973, l’émission fait un passage à l’école secondaire qu’il fréquente. Il n’a que 13 ans, mais il n’hésite pas à remettre une cassette de ses enregistrements maison à l’animateur. Trois ans plus tard, Demento lance sa carrière en faisant jouer « Belvedere Cruising », un hommage pop à la voiture familiale. Yankovic s’établit rapidement comme l’un des artistes habituels de l’émission, produisant une quantité étonnante de chansons humoristiques tout au long de son passage à l’école secondaire. Après coup, il s’inscrit en architecture à la California Polytechnic State University. Sur place, il s’implique dans la radio universitaire en adoptant le surnom de Weird Al. Pendant son émission, il fait surtout tourner du new wave. En 1979, l’immense succès « My Sharona » de The Knack qui l’inspire à écrire la parodie « My Bologna » qui remporte un succès fou auprès des fans Demento et du groupe ridiculisé qui convainc son étiquette, Capitol, de l’éditer en simple. Après avoir obtenu son diplôme en 1980, Yankovic récidive avec « Another One Rides the Bus », une reprise humoristique de « Another One Bites de Dust » de Queen. La chanson connaît un succès modéré et Yankovic persiste et signe avec « I Love Rocky Road » qui, cette fois, vise « I Love Rock ‘n Roll » de Joan Jett & the Black Hearts. Par la suite, il s’entend avec l’étiquette Scotti Bros. qui édite son premier album, « Weird Al Yankovic » en 1983. Le disque comporte notamment la chanson « Ricky » qui s’amuse autant de « Mickey » de Toni Basil que de la série télévisée « I Love Lucy ». La chanson perce le Top 100 et le clip tourne régulièrement sur MTV. C’est d’ailleurs son utilisation ingénieuse des clips qui va faire son succès. Soudainement, il peut mettre en images ses parodies en plus de façonner son image caractéristique avec ses chemises hawaïennes et ses cheveux frisés. Profitant du succès monstre de Michael Jackson avec « Beat It », il réplique avec « Eat It » qui se retrouve sur son album « Weird Al Yankovic in 3-D » qui paraît en 1984. Le clip, qui caricature l’original scène par scène, connaît un succès fulgurant alors que la chanson atteint le Top 15 et remporte un Grammy. L’album « Weird Al Yankovic in 3-D » comporte aussi les chansons « King of Suede » qui parodie « Kign of Pain » des Police et « I Lost on Jeopardy » qui s’attaque à « Jeopardy » de Greg Kihn Band. On y retrouve aussi un premier pot-pourri qui reprend des chansons populaires à la mode polka si chère à Yankovic. En 1985, il lance « Dare to Be Stupid », le premier album d’humour de l’histoire à être gravé sur disque compact. On y retrouve « Like a Surgeon », un clin d’œil à « Like a Virgin » de Madonna. Comme l’album précédent, « Dare to Be Stupid » est certifié or. Il est suivi par « Polka Party! » en 1986 qui s’avère être un flop. Alors que l’on croit Yankovic sur le déclin, c’est Michael Jackson qui le remet à l’avant-plan alors que Yankovic revient avec l’album « Even Worse » en 1988. Autant le titre que la pochette réfèrent à « Bad » de Jackson. Le premier simple, « I’m Fat » se moque de « Bad » et du clip pour la chanson. On y voit Yankovic dans un costume de gros qui s’empiffre. Le clip est d’ailleurs tourné dans le même décor que celui de Jackson. La chanson lui vaut un second Grammy et l’album s’écoule à plus d’un million d’exemplaires. L’année suivante, il tente sa chance au cinéma dans la petite production « UHF » qu’il coécrit. Après une pause prolongée, il revient en 1992 avec « Off the Deep End » sur lequel on retrouve « Smells Like Nirvana » qui imite le classique « Smells Like Teen Spirit ». Il revient l’année suivante avec « Alapolooza », un titre qui fait référence au festival musical Lollapalooza. Il disparaît de la scène jusqu’en 1996, année où il lance « Bad Hair Day ». On y retrouve le simple « Amish Paradise » qui se moque de « Gangsta’a Paradise » de Coolio. Trois ans plus tard, il propose l’album « Running With Scissors » et en 2003, c’est au tour de « Poodle Hat » qui est suivi de « Straight Outta Lynwood » en 2006.
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