2010-03-05
Chaque nouvel album de U2 amène son lot d?attente. Avec How to Dismantle an Atomic Bomb, le groupe de Dublin renoue avec son vieux complice Steve Lillywhite et délaisse les expérimentations de Brian Eno et Daniel Lanois. Première impression : il s?agit de la suite logique de All That You Can?t Leave Behind. On retourne vers un rock typique du groupe, vers une formule connue et réputée gagnante. Si The Edge est littéralement en feu à la guitare, on reprochera cependant à Bono et sa bande de manquer un peu d?audace et de se cantonner dans un U2 à numéros. Certes, Vertigo frappe dans le mille côté rock et les ballades Sometimes You Can?t Make It on Your Own (que Bono a chanté aux funérailles de son père) et One Step Closer (écrite pour le père de Bono) touchent une corde sensible, mais on oublie un peu trop rapidement une fois les 40 minutes de l?album passées. U2 sait faire du rock, pas de doute, comme en témoigne le retour aux sources City of Blinding Lights ou la planante Love and Peace or Else, mais s?aventure aussi dans la saveur du jour, le rock façon garage avec All Because of You plutôt que d?innover. Mais il s?agit d?une sorte de catch-22 pour U2, on lui demande de se renouveler et quand c?est le cas, on trouve que ça ne ressemble plus à U2. Quoi qu?il en soit, la bombe de U2 est loin d?être désagréable, si conventionnelle soit-elle. Cependant, il s?agit d?une recette et la sauce s?étire un tantinet vers la fin. Un bon album, mais certainement pas le meilleur de U2 qui a déjà fait mieux avec et Acthung BabyThe Joshua Tree par exemple.
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