The Rolling Stones

Bio de
The Rolling Stones

Les Rolling Stones voient le jour en 1962, fondés par deux amis d’enfance, Mick Jagger et Keith Richards. Au début, le groupe comprend également le pianiste Ian Stewart et le guitariste Brian Jones. À ses débuts, le groupe se dévoue à la musique de grands du blues comme Chuck Berry, Muddy Waters (le nom du groupe provient de l’une de ses chansons intitulée « Rollin’ stone blues ») et Elmore James. Avant longtemps, le groupe se détache de son admiration à la limite du purisme pour le blues et se trouve un son qui lui est propre et mieux adapté : le rock ‘n’ roll ! Le groupe fait ses débuts la même année au Marquee Club de Londres. Bill Wyman joint la formation à la fin de 1962.

En janvier 1963, Charlie Watts joint le groupe qui continue de se produire un peu partout à Londres. Un soir, Andrew Loog Oldham les entend et devient leur gérant le lendemain. Le groupe signe un contrat avec Decca Records en mai et un premier extrait sort. L’extrait suivant, « I wanna be your man » est donné au groupe par Paul McCartney et John Lennon des Beatles. La chanson atteint le 12e rang du palmarès britannique.

Les simples se suivent en 1964 et le succès amène les Stones en Amérique du Nord. Le groupe délaisse les petits uniformes et les cheveux courts et se développe une attitude rock. La formation atteint finalement le numéro un avec son premier album éponyme qui paraît dans la controverse en raison de l’absence d’un titre et de texte sur la pochette.

En 1965, le groupe revient en force avec un second album, « Rolling Stones Number 2 » qui atteint lui aussi le numéro un. Le disque propose l’un des plus grands succès du groupe à ce jour, « (I can’t get no) Satisfaction ». Les Stones lancent un second album cette année-là, « Out of our heads ».

Les Stones fonctionnent comme une machine bien huilée et lancent « Aftermath » en 1966. Le groupe commence alors à expérimenter et découvrir de nouveaux instruments. En 1967, le groupe propose « Between the buttons » qui dévoile une nature psychédélique grandissante. En février, Keith et Mick sont arrêtés lors d’une descente chez Richards. Aucun n’aura à passer de temps en prison, mais l’événement se veut un véritable coup de publicité pour le groupe qui part ensuite en tournée européenne au cours de laquelle des émeutes éclatent et le groupe ne fait rien pour calmer ses détracteurs en lançant l’album « Their satanic majesties requests » à la fin de l’année.

Après une année difficile et parsemée de controverse, les Stones sont de retour, en 1968, pour reconquérir leur titre de plus grand groupe de rock ‘n’ roll de la planète en revenant à leurs racines avec le simple « Jumpin’ Jack Flash » que l’on retrouve sur l’album « Beggars banquet » qui paraît en décembre. Un autre classique y figure, « Sympathy for the devil ».

L’année 1969 amène des changements de personnel alors que Brian Jones décide de quitter les Rolling Stones, il est remplacé par Mick Taylor. Le 3 juillet suivant, Jones est retrouvé mort dans sa piscine. En décembre de la même année, la formation lance encore un nouvel album, « Let it bleed ».

Deux ans après avoir été tourné, le film « Performance » mettant en vedette Mick Jagger paraît en 1970. Quelques mois plus tard, les Stones lancent l’album live « Get yer ya-yas out » qui atteint le numéro un. La tournée de l’année précédente donne également naissance au film « Gimme Shelter ».

L’année 1971 est l’année de tous les changements. Le groupe termine son contrat avec Decca, doit s’exiler en France pour éviter d’être poursuivi par l’impôt et lance ensuite « Sticky fingers », l’un de ses plus grands albums dont la pochette est l’œuvre d’Andy Warhol. Ne lâchant jamais prise, les Stones reviennent avec l’album double « Exile on Main street » en 1972 qu’il enregistre dans le sous-sol de la maison française de Keith Richards. Le groupe poursuit sur sa lancé en 1973 avec « Goats head soup » qu’il enregistre en Jamaïque.

À compter de 1974, des liens étroits se tissent entre Ronnie Wood et Keith Richards qui collaborent régulièrement. En 1975, Wood remplace officiellement Mick Taylor à la basse et apparaît pour la première fois sur l’album « Black and blue » qui sort en 1976. Wood est retenu parmi l’élite puisque Jeff Beck, Rory Gallagher et Peter Frampton ont également passé des auditions. En octobre 1977, la formation lance « Love you live », un album double enregistré dans un bar de Toronto.

L’explosion du mouvement punk à la fin des années 70 semble influencer les Stones qui lancent « Some girls » en 1978, un disque rempli d’une énergie ravageuse. À la même époque, le groupe fait la rencontre très médiatisée de Margaret Trudeau, la femme du Premier ministre canadien Pierre-Elliott Trudeau.

En 1979, Ronnie Wood lance un troisième album en solo, « Gimme some neck » sur lequel on retrouve de nombreuses collaborations avec Jagger et Richards. Juste au moment où l’on croit les Stones à bout de souffle, le groupe lance le simple « Start me up » en 1981, premier extrait de l’album « Tattoo you ». Le groupe entreprend ensuite une tournée gigantesque de stades partout dans le monde. Le disque live « Still life » est enregistré au cours de cette tournée et paraît en 1982.

En 1983, Keith Richards rencontre le président de CBS à 3 heures du matin. Les deux s’entendent sur les termes d’un nouveau contrat valant 28 millions US pour Stones en échange de quoi ils livreront quatre albums à la multinationale. Au même moment, Jagger entreprend le travail sur un disque en solo, son premier qu’il intitule « She’s the boss ». On le voit ensuite en duo avec David Bowie pour la chanson « Dancing in the street » lors du concert Live Aid. Quant à eux, Keith et Ronnie accompagnent Bob Dylan lors du spectacle de Washington. À la fin de l’année, le groupe amorce l’enregistrement d’un nouvel opus. À la fin de l’enregistrement, leur gérant de tournée et « sixième Stone », Ian Stewart, décède d’un infarctus, ce qui secoue fortement le groupe. L’album « Dirty work » qui paraît en 1987 lui est dédié. La même année, Keith entreprend de faire un album en solo qu’il enregistre à Montréal. L’année suivante, Mick y va d’un second effort en solo avec « Primitive cool ». Quelques mois plus tard, « Talk is cheap », le premier disque de Keith est lancé.

L’année 1989 commence en beauté pour les Stones qui sont intronisés au Temple de la renommée du rock ‘n’ roll. Pourtant, en coulisses, on chuchote que des changements pourraient survenir dans l’alignement du groupe. Des rumeurs veulent que Mick et Keith soient à couteaux tirés. Si tel est le cas, rien n’y paraît puisqu’ils accouchent de l’album « Steel wheels » de la même façon qu’ils procédaient dans les années 70, en s’enfermant tous les deux pour écrire. L’album devient rapidement un classique. Les Stones mettent les bouchées doubles sur la route avec leur tournée la plus flamboyante en carrière. En tout, les Stones donnent plus de 115 concerts qui sont vus par plus de six millions de spectateurs.

Après une tournée gargantuesque comme celle qu’ils viennent de connaître, les membres des Stones décident de consacrer un peu de temps à des projets musicaux en dehors du groupe. Ils prennent tout de même le temps de signer un nouveau contrat avec Virgin. Pendant l’année sabbatique du groupe, Keith lance un second album en solo, « Main offender », qui paraît en 1992.

En 1993, alors que le groupe célèbre le 30e anniversaire de son premier simple, Bill Wyman laisse le chat sortir du sac, il en a assez de la route. Mick, de son côté, lance « Wandering spirit », son troisième disque en solo.

Les Rolling Stones reprennent le travail en 1994 et offrent « Voodoo lounge » sur lequel on retrouve de nombreuses collaborations. Les critiques sont unanimes, c’est le summum des Stones ! La même année, le groupe reçoit un MTV award pour l’ensemble de son œuvre et un Billboard award pour l’excellence artistique. Avant la fin de l’année, les ventes de « Voodoo lounge » dépassent les quatre millions d’exemplaires aux USA seulement. De plus, la tournée devient leur plus réussie.

Les Rolling Stones profitent d’une pause en 1996 pour participer à diverses bandes originales dont « Casino », « Basquiat » et « The fan ». Le batteur Charlie Watts lance quant à lui l’album solo « Long ago & far away » sur lequel on retrouve des classiques du jazz et du blues. Le groupe passe une partie de 1997 en studio à fignoler « Bridges to Babylon » qui sort à l’automne. Suit en 1998 un nouvel album live, « No security ». En 2003, le groupe célèbre ses 40 ans sur scène avec l’album « Forty licks » et une méga tournée.

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