Liam Howlett, le cerveau derrière The Prodigy, grandit à Braintree, en Angleterre, où il apprend le piano. Il s'intéresse par la suite au hip-hop et devient DJ du groupe Cut to Kill dans les années 80. À la fin de la décennie, il délaisse le hip-hop pour s'intéresser au acid house. Il commence à réaliser des chansons dans sa chambre en 1988 et lance le EP What Evil Lurks en 1990, étant particulièrement populaire auprès des mordus de raves.
Par la suite, il fait la rencontre de Keith Flint et de Leeroy Thornhill avec qui il forme The Prodigy à la fin de 1990. Les enregistrements de Howlett permettent au trio de décrocher un contrat avec l'étiquette XL Recordings, qui réédite What Evil Lurks l'année suivante.
Six mois s'écoulent et Howlett lance un second simple intitulé Charly qui grimpe jusqu'au numéro un du palmarès dance britannique pour ensuite atteindre la troisième place sur le palmarès pop. The Prodigy lance deux autres simples, Everybody in the Place et Fire/Jericoh, qui obtiennent aussi du succès au palmarès.
C'est à la fin de 1992 qu'un premier album est lancé. Simplement intitulé The Prodigy Experience, il s'agit d'un des premiers disques lancés par un groupe majoritairement populaire auprès des amateurs de raves. Le disque atteint sans difficulté le Top 10 du palmarès et est certifié Or. En 1993, Howlett recrute un MC à tendances ragga/hip-hop du nom de Maxim Reality (Keeti Palmer de son vrai nom), il remixe également des artistes comme Front 242, Jesus Jones et Art of Noise.
Howlett se remet ensuite au boulot sur le prochain effort de Prodigy et pond le simple No Good (Start the Dance) qui est suivi de l'album Music for the Jilted Generation, qui témoigne d'un léger changement de cap. Le disque entre directement au numéro un du palmarès et est certifié Or en seulement six semaines en plus d'être en lice pour le prix Mercury, qui honore le meilleur album de l'année en Grande-Bretagne.
Une participation remarquée au festival de Glastonbury, en 1995, permet à The Prodigy de s'affranchir de sa réputation de groupe dance pour démontrer que des artistes oeuvrant dans l'electronica peuvent présenter des concerts rock. La prestation permet également de révéler la personnalité éclatée de Flint et de faire rayonner le groupe au-delà de Howlett, qui intimide les critiques.
Malgré un horaire très chargé, Howlett bûche pour présenter le simple Firestarter en mars 1996. La pièce atteint immédiatement le numéro du palmarès malgré un vidéoclip controversé et des plaintes de parents qui prétendent que Flint fait peur à leurs enfants. Il n'en fallait pas plus pour que Firestarter fasse le tour du monde et crée un engouement pour les rythmes électroniques. Au milieu de cette folie, le groupe lance The Fat of the Land. L'album s'installe aussitôt au sommet des palmarès britannique et américain et s'écoule à plusieurs millions d'exemplaires à travers le monde. Ce succès est suivi de l'album The Dirtchamber Sessions, qui paraît en 1999.
En 2002, le groupe lance le simple Baby's Got a Temper et Howlett finira par le renier. Au même moment, Leeroy Thornhill quitte The Prodigy. Même si Maxim et Flint demeurent membres du groupe, ils ne figurent pas sur l'album Always Outnumbered, Never Outgunned, qui paraît en 2004. Howlett fait plutôt appel à des contributions de Liam Gallagher, Kool Keith, Twista et de l'actrice Juliette Lewis.
Il faudra attendre cinq ans avant que le groupe revienne avec un nouvel album, Invaders Must Die, qui paraît en 2009. Le disque entre au premier rang du palmarès britannique pendant que le premier simple, Omen, atteint la troisième place.
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