Après la séparation d’At the Drive-In, Cedric Bixler et Omar Rodriguez fondent The Mars Volta. S’inspirant de son expérience passée, le duo sait allier hardcore, rock psychédélique et free jazz pour ainsi repousser leurs frontières créatives.
Bixler et Rodriguez ne se laissent pas décourager par la rupture d’At- the Drive-In qui est survenue alors que le groupe devenait rapidement populaire. Au contraire, The Mars Volta fait immédiatement tourner bien des têtes par sa volonté de confronter la logique conventionnelle afin de se diriger vers de nouvelles directions qui leurs sont encore inconnues plutôt que d’opter pour une formule éprouvée.
Curieusement, cette approche à la fois progressive et populaire leur vaut plus d’intérêt de la part de la critique que Sparta, l’autre groupe issu des cendres d’At the Drive-In qui opte pour une texture plus emo. Bixler et Rodriguez savent s’entourer, convainquant leurs amis Ikey Owens (également de Long beach Dub All-Stars) et Jeremy Michael Ward de se joindre à la formation. Ils ne sont pas étrangers au duo puisqu’ils ont participé à son projet De Facto à l’époque d’At the Drive-In.
Un premier EP intitulé « Tremulant » est lancé en 2002. C’est toutefois les performances scéniques énergiques du groupe qui fait en sorte que The Mars Volta se forge une solide réputation qui se propage rapidement par le bouche à oreille. Tout ce battage fait en sorte que la formation atteint un statut quasi-mythique en raison de la rareté de pièces enregistrées. Le groupe pallie toutefois à la situation en proposant « De-Loused in the Comatorium » qui est lancé en 2003.
The Mars Volta a ensuite l’occasion de partir en tournée européenne avec les Red Hot Chili Peppers. Au retour par contre, la tragédie frappe alors que le claviériste du groupe, Jeremy Michael Ward meurt de ce qui semble être une surdose de drogue alors qu’il n’a que 27 ans.
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