De retour en quatuor après le départ Gus, le groupe breton revient aussi à ses racines punk et hardcore avec ces 12 brûlots sur fond de contestation. La voix puissante et un peu gueularde de Niko en irritera sans doute quelques-uns, mais il reste qu’elle est d’une redoutable efficacité jumelée à ces guitares acérées et grinçantes. Le groupe de Renne parle avec rage de déception (Les compteurs à zéro), d’aller au bout de soi (D.I.Y.), des camés de l’État par la médication (Camisole) et de nombreux autres sujets qu’il écorche sans ménagement. Il y a bien un creux de vague, mais rien de bien grave. Au final, on pourra reprocher à ce nouvel opus d’être un peu trop léché, gracieuseté du mastering de Ted Jensen (Metallica, Soulfly, Slipknot), mais ce n’est pas une faute majeure. Puissant.
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