Perdre la carte

28 septembre 2012 par Benoit Gagnon

Carte

Le vrai journaliste est le caillou dans le soulier de la démocratie et de sa tendance à fonctionner sur le pilote automatique; c’est lui qui empêche le système sociopolitique de fonctionner sans se remettre en question. C’est lui qui fait en sorte de surveiller les engrenages de la machine, et ce, pour s’assurer que le tout fonctionne bien.

Comme votre humble n’est rien de tout cela, ce billet ne servira pas cette cause. En fait, il aurait dû être tout simplement remis pour cause de « y s’passe rien ». D’ailleurs, parlant de rien, avez-vous vu les résultats offerts par la nouvelle application « Plans » d’Apple? Car, disons-le, la plupart du temps, ça ne ressemble à rien. J’ai sérieusement déjà vu des assiettes de nouilles aux oeufs nature qui étaient plus éloquentes que ces cartes.

L’ami Patrick Pilon a d’ailleurs publié cette mémorable capture d’écran du centre-ville d’Ottawa et de son parlement.

Carte 1

Sans conteste, c’est d’une tristesse sans nom - si par hasard quelqu’un trouve le nom d’une tristesse, vous m’en informerez s’il vous plait. Ceux qui désiraient savoir ce dont aurait l’air Ottawa suite au passage d’un Godzilla sur les stimulants les seront servis.

Ça ne vous rappelle pas quelque chose par ailleurs? Ha oui, cette histoire abracadabrante de la grand-mère qui a décidé de restaurer elle-même une fresque centenaire représentant Jésus.

Carte 2

C’est pas mal la même chose qu’Apple a tenté de faire en introduisant son système de carte. La compagnie a pris quelque chose qui fonctionnait bien pour en faire quelque chose de désolant.
 
carte 3
 
Comme le dit l’adage : il ne faut pas réparer ce qui n’est pas cassé. Sauf dans le cas des manèges. Là on aime ça quand ils font les réparations avant que ça casse. Mettons. Ha ça pis dans le cas du métro, ça serait pas mal cool de le réparer avant que ça casse. Pis les ponts aussi. Just saying.
 
Mais on divague, on divague, mais n’empêche qu’Apple a sérieusement perdu la carte en publiant une telle application. On peut sérieusement se questionner sur ce genre de décision dans une ère post-Steve Jobs. Car je ne suis pas certain que Steve Jobs - homme obsédé par les détails - aurait laissé passé ça. D’ailleurs, Apple est désormais dans le mode panique et tente de recruter les anciens de Google Maps et leurs mères afin de trouver des solutions au problème.
 
J’en ai une bonne solution moi : utilisez Google Maps, ça fonctionne déjà et ça n’a surtout par l’air tout droit sorti de l’imaginaire de Salvador Dalí.
 
Ne me remerciez pas, n’envoyez pas de fleurs, et faites un don de sang à la place.

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