iOS 6 et la liberté
14 septembre 2012 par Benoit Gagnon
Alors que les Français s’amusaient à découper les têtes de la royauté en 1789, un passage important de l’histoire s’écrivait. Un peu plus tard, Alexis de Tocqueville analysa les événements et en vint à la conclusion suivante : « Ben bon! », ou était-ce peut-être « y’étais temps! »? Enfin...
Mais Tocqueville nota quelque chose d’important dans le festival de guillotine : les gens sont friands de liberté. Chose à laquelle nous ne pouvons qu'acquiescer, mais qui soulève tout de même un problème définitionnel majeur. Car, disons-le, si pour plusieurs la liberté consiste à avoir un poste de radio poubelle fonctionnel, la définition du concept n’est pas simple.
Elle semble pourtant l’être de plus en plus du côté d’Apple : la liberté est un peu comme l’oncle Herménégilde sur la brosse. Ça sent fort, ce n’est pas cohérent, ça titube souvent, ça met ses mains là où ça n’a pas d’affaire et en plus, ça peut être vraiment dangereux.
C’est pas mal pour cette raison qu’Apple a décidé d’inclure des chaînes avec son nouveau système d’exploitation pour mobiles : iOS 6. La logique est la suivante : pour attirer les gens du monde des affaires, il faut verrouiller le plus possible les iPhone et les iPad, et ce, afin d’empêcher l’installation d’application démoniaque et réductrice de productivité, comme Angry Bird par exemple - l’exemple n’est pas anodin, car si le cinéma nous enseigne quelque chose, c’est que des oiseux en fusil, ça a tendance à foutre un moyen bordel dans notre paradis quotidien.
Mais je m’égare.
Chaînes et entreprises donc. Qu'est-ce cela veux concrètement dire? Cela veut dire que les administrateurs systèmes des entreprises pourront décider des applications qui ont le droit d’être installées de celles qui n’auront pas le droit. Bref, si vous recevez un iPad ou un iPhone en entreprise, c’est fini le plaisir avec les derniers jeux!
C’est toutefois une stratégie quelque peu étrange de la part d’Apple de prendre une décision du genre, notamment parce qu’il est clair qu’à terme, cela réduire le nombre d’applications vendues et, par la bande, le profit d’Apple qui tire une partie de ses revenus sur chaque application vendue. Il faut croire que le marché de l’entreprise est assez important pour prendre ce risque.
Alors peut-être que, bientôt, nous devrons nous aussi mener une révolution amenant du sang pour libérer nos gadgets? Tassez-vous, c’est moi qui veut couper les premières têtes !!!





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