Ils en on fait du chemin les gars d’Ajax depuis « Half Hour of Power » et « Makes No Difference » qui nous les avait fait découvrir en 2000. Comme quoi l’implication au sein d’un organisme communautaire et une guerre civile vue de trop près peuvent changer la perspective. Avec « Chuck », Sum 41 reprend exactement où « Does This Look Infected? » s’était terminé. Du punk qui s’alourdit au point d’être carrément métal comme sur le premier simple, « We’re all to Blame », qui n’est pas sans rappeler System of a Down avec ses agressions de guitares et ses changements de tempo bien dosés. Dans le cas de « Bitter End » et de sa batterie double kick, on pense plutôt au Metallica des belles années, voire à Iron Maiden. Mais Sum 41 peut faire dans la dentelle comme en témoigne la ballade « Slipping Away » qui s’écoule tout en douceur avec ses arrangements de cordes. Une autre curiosité, « Some Way » qui offre à la fois une intro façon « Wonderwall » et des échantillonnages inattendus et subtils. La croissance se fait également sentir au niveau des textes qui sont toujours baveux, mais plus incisifs. Il n’est plus uniquement question de faire la fête ici, on parle aussi du monde dans lequel on vit et on aborde les relation homme-femme d’un point de vue résolument adulte. « Chuck » est à Sum 41 ce que « blink-182 » est à la bande de Tom, Mark et Travis, c’est-à-dire l’album de la transition qui va permettre d’acquérir une crédibilité bien méritée et dans le case de Sum 41, on peut dire que c’est chose faite. On vous prend désormais au sérieux, particulièrement Dave Baksh qui maîtrise sa guitare comme jamais.
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