Au moment où on avait un peu oublié Subb, le groupe de St-Jean refait surface avec un album qui se veut un retour aux sources. On revient au ska-punk teinté de reggae qui avait fait le succès de « The Highstep to Hell » et de « Until the Party Ends ». Le groupe a su doser les trois styles pour composer un disque qui se tient et qui démarre sur les chapeaux de roue avec « A Little More of Chomsky (A Little Less of You and Me) » qui porte sa signature punk. On entre ensuite dans la pièce titre qui risque fort d’être l’une des chansons fortes de l’été avec son air reggae vaguement nonchalant et son refrain accrocheur, recette qui fonctionne aussi très bien sur « Don’t Be Gone ». On donne aussi une mention honorable à la très juste reprise de « Tattoo » de Rancid. On sent la progression et la maturité, surtout au niveau des textes qui se font très engagés et mordants. « A Little More of Chomsky » invite au changement, « Make Trade Fair » traite de commerce équitable, « The Factories » s’attaque à la pollution industrielle et « The Remedy and the Cure » s’intéresse au sort des animaux de boucherie. Visiblement écorché par l’industrie musicale en raison de l’échec relatif de l’excellent « Daylight Saving », Subb ne manque pas de lui décocher un solide crochet dans « Follow the Dots » qui parle de groupes préfabriqués. On conserve l’attitude enjouée, les rythmes accrocheurs de ses airs ska et la puissance de ceux punk, l’énergie du chanteur Jeff Rock et la solide réalisation de Frank Joly et on obtient le meilleur album en carrière d’un groupe qui a tout donné et qui l’a fait pour le plaisir, et ça paraît. L’un des meilleurs albums punk à sortir du Canada en 2006. Le distributeur Warner les voit gros et on leur souhaite un succès à la mesure de celui de Bedouin Soundclash, « The Motions » est la pièce qui va leur permettre d’y arriver. Chapeau!
Outils:
1
0
/artistes/ajax/critiques.jsp
&id=926&alias=the-motions&sub-alias=&last-alias=
true