En avril 2003, l’ancien bassiste de Taking Back Sunday, Shaun Cooper, demande à son ami John Nolan, qui lui était guitariste de TBS (Ils ont quitté en même temps), s’il désire commettre un suicide professionnel. Il répond par l’affirmative et s’est ainsi que naît Straylight Run. Bien que le duo s’entende sur la direction à prendre et pour tout laisser tomber, il demeure que ce ne sont que deux gars qui ont une idée pour un groupe sans avoir de groupe.
Qu’à cela ne tienne, les deux compères ont déjà des chansons et avec un peu d’aide de Mark O’Connell (Taking Back Sunday) à la batterie, ils enregistrent une maquette sur laquelle John chante en plus de jouer du piano et de la guitare alors que Shaun joue de la basse. Ces pièces donnent une bonne indication de la direction que va prendre le projet, des mélodies pop au piano et à la guitare auxquelles on ajoute des échantillons, des boucles de batterie et des sonorités aussi curieuses qu’intéressantes.
Une fois l’enregistrement terminé, la formation est très heureuse des résultats obtenus. Malgré, tout il manque toujours des membres, dont un batteur à temps plein. La nouvelle se rend jusqu’à Will Noon dont le groupe Breaking Pangea vient de se séparer (le guitariste Fred Mascherino s’en allant avec TBS). Shaun et Will ont déjà eu l’occasion de jouer ensemble alors qu’ils étaient adolescents alors que Shaun et John sont au fait de l’excellent travail qu’à fait Moon avec Breaking Pangea. C’est ainsi qu’ils lui offrent de se joindre au groupe. Il accepte et après un mois de répétitions à trois, ils se sentent prêts à ajouter un quatrième membre. Après consultation, ils optent pour Michele, la sœur de Shaun qui écrit et joue du piano depuis des années sans jamais avoir été dans un groupe.
Avec un alignement finalement complet, Straylight Run se met au travail et répète pour ensuite enregistrer de nouvelles chansons. Au bout de quelques mois, le groupe est prêt pour la prochaine étape, choisir un nom car le vocable Straylight Run n’existe pas encore à ce moment-là. C’est Will qui a l’idée, lui qui l’emprunte du livre de science-fiction « Neuromancer ». Il s’agit d’un nom sans signification particulière, mais qui semble mystérieusement significatif. Avec un nom pour se faire reconnaître, le groupe propose ses six premières chansons gratuitement dans son site officiel.
La formation prend ensuite la route pour créer un momentum. On commence par une tournée américaine pour ensuite se rendre en Grande-Bretagne. En février 2004, l’enregistrement d’un premier album s’amorce dans un studio de Woodstock, dans l’état de New York. C’est finalement au début de l’automne de la même année qu’est lancé l’album éponyme.
Outils: