Montréalais d'origine, Stefie Shock grandit à St-Léonard. Rapidement, la maison est habitée d'un univers musical. À l’âge de 13 ans, Stefie ne veut plus rien savoir du trombone et il se met à la batterie. Stefie devient l'instigateur de groupes rock et donne des spectacles dans les bars de la métropole, dont les Foufounes Électriques.
Ce jeune homme introspectif n'accepte pas que l'on organise et détermine son environnement. Celui qui est libre veut le demeurer. À 20 ans, Stefie abandonne ses études collégiales en graphisme et désire se consacrer à l'écriture et à la composition de ses chansons. Il fait le serment devant une ancienne camarade de classe de l'école primaire, rencontrée au hasard dans un autobus de la ville, qu'il deviendra un jour auteur-compositeur-interprète reconnu.
Pendant dix ans, il se consacre à son écriture et à ses mélodies. Ses voyages le conduisent dans les grandes villes de l'Amérique et de l'Europe, d'où il ramène des souvenirs impérissables et des valises pleines d'inspiration. Stefie n'aime pas la campagne, il ne fait pas confiance au calme de la forêt et craint le danger. La sécurité pour lui, c'est la ville.
Ses spectacles sont une immense piste de danse. « Les gens n'iront pas assister à mon spectacle, ils viendront danser à mon spectacle », dit-il. Les offres d'enregistrement, de production, ne tardent pas.
Il n'a jamais compris pourquoi des producteurs s'intéressaient à lui. « Je n'ai pas l'air d'une vache à lait pour un producteur », avoue-t-il. Mais il veut faire carrière, et son choix s'est arrêté sur Alain Dupuis, qui agit à titre de producteur et gérant. Ils ont des personnalités qui s’opposent, mais se rejoignent dans leurs univers de passion. Soutenir et développer une carrière dans le monde artistique, c'est comme reprendre la construction de la tour de Babel !
Pour Stefie, le respect qu'il a pour son producteur et gérant lui confirme qu'Alain Dupuis sera le seul architecte capable d'achever la construction de la tour. « Ça va marcher, je suis la Céline de mon Angelil, dit-il à la blague, sans mon Angelil je vais paître comme un pauvre con. »
Pour la production de son premier album, « Presque rien », Stefie choisit l'Angleterre. Le choix de son réalisateur, Dimitri Tikovoi installé à Londres au Toxic Studio a été une étape primordiale. « L'enregistrement de phonogrammes est une oeuvre collective. Chaque personne doit avoir un espace de création. L'ingénieur, l'assistant, les arrangeurs, les musiciens... ces gens là sont des créateurs », croit-il.
Pour Stefie, trop de producteurs bâclent la qualité de l'enregistrement par souci d'économie. Le réalisateur est donc un guide pour l'artiste. « Il pénètre tout ton matériel, te suggère des modifications, te donne des indications de voix. Une relation réalisateur/artiste devient très intense. C'est une synergie complète, l'abandon total, on élimine les barrières et ça améliore le produit », pense-t-il.
Stefie nous a présenté « Presque rien » le 11 avril 2000. Son rock parfois éclectique remporte un succès relatif grâce, notamment, aux pièces « Je combat le spleen », « All zippers down » et « Rébarbative ». Après des succès aux FrancoFolies, il se retire volontairement de la circulation afin d‘amorcer le travail sur un second effort. L’album « Le décor » est lancé en août 2003.
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