L’histoire de Staind commence en Nouvelle-Angleterre quand le chanteur Aaron Lewis et le guitariste Mike Mushok se rencontrent lors d’une fête de Noël, en 1993. Mushok recrute ensuite le batteur Jon Wysocki alors que Lewis déniche un bassiste qui ne fera que passer.
Le groupe met un certain temps à s’établir et doit passer de nombreux mois en tournée dans le nord-est des États-Unis tout en vendant son premier album auto-produit qui s’écoule finalement à 2000 exemplaires en un an. Les gars sont alors prêts pour leur première vraie chance qui arrive le 23 octobre 1997.
Lors d’un concert à Hartford, dans le Connecticut, où Staind doit ouvrir pour Limp Bizkit, le chanteur des Bizkit, Fred Durst, s’interroge sur la pochette de l’album du groupe de Boston et se demande s’ils sont sataniques. Il revient cependant voir les membres de Staind 45 minutes plus tard, soit juste après qu’ils soient descendus de scène pour leur demander de demeurer en contact avec lui. Complètement ébahi par leur prestation, il leur laisse son numéro de téléphone.
Le groupe doit toutefois se faire patient puisque Durst est difficile à rejoindre en raison d’un horaire de tournée assez chargé. Ne pouvant le joindre par téléphone, ils se rendent à la rencontre de Durst lors d’un spectacle à Boston et lui laisse une maquette de leurs récentes compositions. Durst adore et les convainc de venir le voir à Jacksonville, en Floride, pour travailler sur ces nouvelles pièces.
Après quelques ajustements sur ces compositions, Durst entre en contact avec le patron de Flip Records et organise une rencontre avec les membres de Staind. Alors qu’ils se trouvent à Los Angeles, ils enregistrent une maquette de trois chansons et en février 1998, ils signent un contrat avec Flip.
Après un passage au sein de la tournée Vans Warped, le groupe entre en studio pour amorcer l’enregistrement de son premier album officiel, « Dysfunction » qui est réalisé par Terry Date et lancé en avril 1999. Le disque se veut une excellente carte de visite pour le groupe. Mais c’est cependant son second effort, « Break the Cycle » paru en 2001, qui permet à Staind de goûter au succès puisque l’album se maintient pendant plusieurs semaines au sommet du palmarès Billboard, s’écoulant à 716 000 exemplaires dès sa première semaine. Le disque est désormais certifié triple platine pour des ventes dépassant les trois millions d’exemplaires.
En mai 2003, Staind est de retour avec un troisième opus intitulé « 14 Shades of Grey ».
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