Sortie: 29 juin 2010
Scissor Sisters n'a jamais fait l'unanimité. La voix de fausset de Jake Shears, le charismatique chanteur du groupe, peut s'avérer être un gros «turn off» si l'on préfère les chanteurs dits «à voix» comme c'est généralement le cas en Amérique. Une explication plausible pour la trop faible cote de popularité - si l'on compare les ventes américaines d'albums avec l'Europe - dont jouit le quatuor new yorkais sur son propre continent.
Night Work, avec sa pochette à la photo suggestive, annonce le retour en grande pompe de Jake, Babbydaddy, Del Marquis et Ana Matronic. Au menu: Douze chansons célébrant l'ambiance qui régnait dans les clubs underground gais malfamés de la Grande Pomme dans les années 80. Le contenu est tout aussi stupéfiant que le contenant et c'est à Stuart Price, un ami de longue date de la bande et l'homme responsable du triomphant retour de Madonna il y a cinq ans avec Confessions on a Dancefloor, que la réalisation de l'album a été confiée. Il accomplit ici le même tour de force qu'en 2005: actualiser les sonorités électroniques et disco typiques de l'époque en les estampillant d'un sceau hyper contemporain. Olivia Newton-John (Night Work), Michael Jackson (Invisible Light), The Bee Gees (Any Which Way) et Elton John (Fire with Fire) ne sont que quelques-unes des influences qui tapissent les titres de Night Work.
Les fans de la première heure de Scissor Sisters se régaleront avec ce troisième album résolument plus joyeux, plus festif que Ta-Dah, son prédécesseur. On écoute Night Work du début jusqu'à la toute fin en souhaitant secrètement que le party ne se termine jamais.
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