Hé oui je m’appelle Michel Bouffard et je viens du Lac Saint-Jean où j’ai passé ma jeunesse à snaper des roches sur le garage de mon père et à courir après Pascale Genest. Aujourd’hui, je travaille en télévision et je suis dans le désordre papa, syndiqué et propriétaire.
Tout commence à 14 ans avec Metallica; un coup de foudre, le son… le drum… surtout le drum. Au bout d’un an, j’étais drummer avec mon premier band de heavy. On trashait en jouant et le monde se rentrait dedans en avant du stage… c’est là que j’ai su que je voulais faire ça dans la vie. Dans ce temps-là, le but ultime d’un drummer c’était de jouer des bass drums le plus vite possible comme Dave Lombardo de Slayer. Et c’est ce que je pratiquais à l’école quand le cours devenait plate… mes profs pensaient que j’avais une déficience d’ordre psychomoteur.
Quelques années plus tard, j’ai réussi à entrer au Cégep de Jonquière en électronique. Dans ce temps-là, on pratiquait tous les soirs dans un local de 100pi2 en béton à côté de la chaufferie, on jouait fort et on suait à grosses gouttes.
Après mon DEC, j’étais écoeuré de l’école alors je suis allé me changer les idées en allant jouer de la musique dans les rues, à Québec, avec mon pote Michel Trottier. On n’a jamais fait une cenne, mais on a ri et on avait tout pour être heureux… les filles, le soleil, la musique et du riz blanc.
À l’automne, j’avais plus d’argent pour acheter mon riz blanc donc je suis retourné étudier à Alma en sono et là aussi on a eu pas mal de fun… j’ai jamais fini le cours. Je suis parti travailler à Québec.
J’avoue, je n’ai jamais eu le goût d’étudier la musique, peut-être pour ne pas en tuer le plaisir… mais j’en ai toujours fait, en band, en duo, en solo, sur scène ou en studio. Même en voyage en Afrique je m’étais amené une guitare. C’est comme une maladie, ça me prend toujours mon instrument. D'ailleurs, j’ai arrêté de jouer du drum parce que c’était trop dur à traîner.
Depuis l’époque du métal j’ai été batteur, guitariste, soundman, j’ai touché au rock and roll, au pop, au blues, à l’électro, à la chanson et même à la musique brésilienne. Et maintenant attention, je vais transfusionner tout ça avec Saint-Flemme.
Source : Site officiel
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