Sage Francis commence à rapper alors qu’il n’a que huit ans. Se terrant dans un placard du domicile familial du Rhode Island, il rime et s’enregistre sur une petite enregistreuse pendant des heures. À 12 ans, il commence à filer en douce pour aller affronter d’autres MC dans diverses compétitions tenues à Providence. Il en profite aussi pour parfaire son art et améliorer sa présence sur scène.
Paul Francis de son vrai nom, était un fan incontesté de hip-hop élevé dans une famille stricte mais chaleureuse. C’est en 1988 qu’il assiste à son premier concert en voyant Run-D.M.C. Sachant que des mauvaises notes pourraient le tenir loin de sa passion, Francis continue de travailler fort à l’école tout en étouffant sa véritable passion. Ce n’est que lorsqu’il quitte la maison pour l’université que ses notes commencent à fléchir.
En 1996, Sage Francis enregistre une première maquette. En moins d’un an et demi, il assemble un groupe (Art Official Intelligence), son émission de radio au Rhode Island et un projet d’enregistrement avec son ami réalisateur, Joe Beats. Le duo lance un 12 pouces sous le nom des Non-Prophets en 1999. Le disque est lancé sur l’étiquette d’un autre ami et s’écoule à quelques milliers d’exemplaires malgré un manque de publicité. C’est également en 1999 que Sage Francis remporte le Superbowl MC Battle à Boston. Quelques mois plus tard, soit en 2000, il se rend à Cleveland, en Ohio, et y remporte le Scribble Jam.
Le succès ne fait que commencer pour lui puisqu’il anime ensuite des soirées de poésie au célèbre CBGB's de New York alors qu’on peut l’entendre dans des publicités d’ABC, ESPN et ESPN pour les X-Games de l’hiver 2000. Comme si ce n’était pas suffisant, il décroche deux diplômes. Un premier en communications au Dean College du Massachusetts et un second en journalisme de l’Université du Rhode Island.
Avec le succès remporté sur la scène locale et par l’entremise d’Internet, Sage réussit à se soutenir en vendant lui-même son matériel et en partant en tournée. Il fait graver des compilations de ses publicités et de ses prestations live et les vend.
Le octobre 2001, il écrit, enregistre et lance en format MP3 « Makeshift Patriot ». La chanson s’attaque aux médias américains qu’elle accuse d’être partisane. La chanson se répand comme une traînée de poudre et Sage Francis commence à se révéler.
En 2002, il lance « Personal Journals ». Il retourne sa plume contre lui et s’auto-démolit en s’attaquant aussi à sa vie familiale et ses diverses relations. Décrié par certains, Sage Francis est accueilli par la presse qui salue son honnêteté et le qualifie de père du emo-hip-hop. Il ne perd pas de temps et lance « Hope », le nouvel album des Non-Prophets. Il s’agit d’un hommage à la musique que Sage écoutait pendant sa jeunesse.
En 2004, Sage Francis devient le premier artiste hip-hop à signer un contrat avec l’étiquette punk Epitaph, propriété de Brett Gurewitz de Bad Religion. Il passe le reste de l’année à plancher sur son nouvel opus. En février 2005, il propose son œuvre la plus complète à ce jour, « Healthy Distrust ».
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