Ryan Adams voit le jour en 1974 à Jacksonville, en Caroline du Nord. Bien que la musique country soit courante dans la maison, il développe d’abord un intérêt pour le punk rock et il commence à jouer de la guitare électrique. À 15 ans, il commence à composer et l’année suivante, il fonde le groupe Patty Duke Syndrome. Le groupe remporte un certain succès dans la région de Jacksonville et à 19 ans, Adams et sa bande s’installent à Raleigh, une ville populeuse.
Adams a toutefois envie de donner dans un style qui ferait une plus grande place à ses influences country et pop. En 1994, il quitte le groupe pour former Whiskeytown en compagnie du guitariste Phil Wandscher, de la violoniste Caitlin Cary, du bassiste Steve Grothman et du batteur Eric Gilmore. Whiskeytown lance l’album « Faithless Street » sur l’étiquette locale Mood Food. Le disque reçoit de nombreuses critiques positives de la part de la presse et un journaliste laisse même entendre que Whiskeytown pourrait faire pour le country alternatif ce que Nirvana a fait pour le grunge.
Cependant, alors que le groupe vient de signer une entente avec l’étiquette Outpost, il traverse des moments difficiles ponctués de départs. Quand « Stranger’s Almanac » paraît au cours de l’été 1997, Adams et Wandscher sont les deux seuls membres originaux faisant toujours partie du groupe. Cary revient peu de temps après, mais c’est au tour de Wandscher de quitter de sorte que les changements sont fréquents au cours des deux années qui suivent et les prestations deviennent de plus en plus erratiques.
Malgré la force de l’album, Whiskeytown n’arrive pas à répondre aux attentes. En 1999, le groupe enregistre un dernier album, « Pneumonia ». Cependant, quand l’étiquette mère d’Outpost, Geffen, est avalée dans la fusion entre PolyGram et Universal, Outpost disparaît et le disque est rangé sur une tablette. Peu de temps après, le groupe tire sa révérence.
Après la fin de Whiskeytown, Adams veut rapidement s’établir en tant qu’artiste solo et après quelques tournées acoustiques, il se rend à Nashville où il enregistre son premier album, « Heartbreaker », qui est lancé sur l’étiquette country Bloodhsot en 2000. La critique l’accueille favorablement et Elton John vante même ses mérites de telle sorte qu’Adams décroche un contrat avec Lost Highway, une filiale de Universal. L’étiquette lance d’ailleurs « Pneumomia » de Whiskeytown au début de 2001.
C’est également en 2001 qu’il lance son second effort, « Gold », qui est moins country et plus collé sur le pop rock des années 70. À la suite des attaques terroristes du 11 septembre 2001, l’extrait « New York, New York » est adopté par les stations de radio qui la perçoivent comme un hymne à la résistance.
Auteur prolifique, à peine un an après la sortie de « Gold », il a déjà enregistré suffisamment de matériel pour quatre albums. Il décide de passer de 60 à 13 chansons pour « Demolition » qui paraît en 2002 et qui sert à faire le lien entre « Gold » et son véritable successeur, « Rock N Roll », qui est lancé en 2003. Il maintient le rythme avec « Love Is Hell » qui paraît en 2004 et « Cold Roses » qui est lancé en 2005.
Outils: