Les gars de Rancid auront mis six ans à nous lancer un nouvel album en studio. Heureusement, ça valait la peine puisqu’il s’agit d’une fort bonne galette où le groupe reprend ses aises tout en sortant de sa zone de confort. Oui c’est possible. On a bien entendu droit à la recette typique de Rancid qui allie avec maîtrise punk et ska et ça démarre sur les chapeaux de roue avec East Bay Night et This Place. Up to No Good, avec sa saveur résolument ska, est drôlement efficace pendant que le premier simple, Last One to Die, est la pièce pop de l’album, un peu façon Ruby Soho. New Orleans rend un bel hommage à la ville en célébrant sa joie de vivre plutôt que de ressasser les problèmes qui ont suivi l’ouragan Katrina. La surprise est sans doute Civilian Ways, une ballade que Tim Armstrong chante de sa voix éraillée en pensant à son frère, Greg, qui reprend goût à la vie après avoir connu l’enfer de l’Irak lors de son passage dans l’armée. Une page presque déchirée du cahier de Johnny Cash. Autre surprise, That’s Just the Way It Is Now, qui a une touche 70’s avec l’orgue. On lève aussi notre chapeau à Brett Gurewitz à la réalisation, qui a su tirer le meilleur des installations de Skywalker Sound Studio de George Lucas. Un retour en force.
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