Queens of the Stone Ages qui était un duo est essentiellement l’affaire d’un seul homme depuis que Josh Homme a montré le chemin de la porte au bassiste Nick Oliveri. Voilà peut-être qui explique en en partie pourquoi on n’a pas toujours l’impression d’entendre les Queens avec cette galette. L’album s’ouvre sur la très relaxe « This Lullaby » qui est suivie de « Medication » qui fonctionne le pied au plancher. On y retrouve d’autre bons airs rock comme « Everybody Knows That You Are Insane », une flèche à l’endroit d’Oliveri, de même que le premier simple « Little Sister ». Le son stoner à la basse sourde ne fait pas de doute, c’est un album des Queens, mais il manque quelque chose : l’agressivité vaguement folle et imprévisible d’Oliveri. Le constat est d’autant plus brutal en deuxième partie d’album au cours duquel trois pièces de plus de six minutes brisent le rythme. Pour combler l’absence de son vieux complice, Homme s’allie les services de Mark Lannegan (ex-Sreaming Trees), sa copine Brody Dalle des Distillers et Billy Gibbons, barbu en chef de ZZ Top. Malgré tout, la pâte ne lève qu’à moitié sur cet album qui, en définitive, manque un peu d’énergie.
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