Dave Grohl a maintes fois exprimé son affection pour le metal au fil des années. Il a notamment déjà essayé de convaincre ses potes de Nirvana de proposer la première partie de la tournée In Utero à Sepultura. Avec les Foo Fighters, il a partagé la vedette avec Slayer, Pantera et Black Sabbath lors de la tournée britannique Ozzfest en 1998.
Alors qu’il est ado et qu’il grandit à Washington D.C., Grohl et un de ses amis commencent à s’intéresser au metal de l’époque par l’entremise de groupes légendaires comme Iron Maiden et Motörhead. Le duo tombe sur un service postal du nom de End of the Rainbow qui se spécialise dans la découverte de nouveautés musicales underground. À la recherche de groupes « vites et pesants », le duo tombe sur une véritable mine d’or avec les albums « Kill ‘Em All » de Metallica et « Melissa » de Mercyful Fate. Grohl continue alors sa recherche sur le plan metal même s’il évolue alors avec un groupe hardcore.
Comme tout le monde le sait, Grohl passe les années 90 avec deux groupes influents de l’époque, soit Nirvana et les Foo Fighters. Bien que les deux formations incorporent certains éléments du metal dans leur son, Grohl a l’impression d’être trop proche du côté mélodique du rock.
Il décide donc de commencer à écrire, jouer et enregistrer presque entièrement seul un album metal digne de ceux qui l’ont vu grandir. Quand vient le temps d’enregistrer les partitions vocales, Grohl a l’idée de demander aux chanteurs de ses groupes préférés de lui donner un coup de pouce.
Il s’agit d’une idée brillante, mais compliquée. Il reçoit heureusement une aide précieuse de la part de Matt Sweeney, ancien guitariste de Zwan qui part lui aussi à la recherche des perles rares. En moins de temps qu’il ne l’aurait cru, il reçoit des confirmations de Cronos de Venom, Snake de Voivod, Eric Wagner de Trouble et Wino de Obsessed. Des noms encore plus connus embarquent aussi dans le projet, c’est le cas de Lemmy et King Diamond alors que l’ancien guitariste de Soundgarden, Kim Thayil, lui prête main forte.
Bien que le projet de Grohl obtienne l’attention des médias dès le départ, il prend son temps et ce n’est que quelques années plus tard qu’il voit enfin le jour. Il surmonte quelques embûches, notamment le fait qu’aucune étiquette majeure n’est prête à appuyer un disque qui met en vedette des rockeurs des années 80, mais Grohl trouver finalement preneur auprès de la petite étiquette indépendante Southern Lord qui lance le disque éponyme en février 2004.
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