D’origine haïtienne, Pras (Prakazrel Michel) voit le jour dans le New Jersey. En compagnie de sa camarade de classe de l’école secondaire Lauryn Hill, il fonde le groupe rap Tranzlator Crew, en 1987. Son cousin Wyclef Jean qui passe beaucoup de temps avec lui depuis son arrivée aux États-Unis joint plus tard la formation.
Le trio décide d’adopter le nom The Fugees en mémoire des réfugiés haïtiens. Le groupe décroche un contrat avec Ruffhouse Records en 1993 et lance « Blunted on Reality » en 1994. Le disque vise les amateurs de rap dur, ce qui ne convient pas aux considérations des Fugees qui corrigent le tir avec leur album subséquent, « The Score », qui devient l’un des albums hip-hop les plus vendus de l’histoire.
Par la suite, les membres décident d’emprunter des chemins différents et Pras est le dernier des trois à lancer un album en solo bien qu’il reprenne le classique d’Eddie Grant « Electric Avenue » pour la bande originale du film « Money Talks » en 1997. En 1998, il contribue « Ghetto Supastar (That is Waht You Are) » au film « Bulworth » de Warren Beatty. Grâce à la présence d’Ol’ Dirty Bastard et Mya, la chanson remporte un succès appréciable pour atteindre le 3e échelon du palmarès pop et le 1er rang du classement R&B.
Pras se dépêche ensuite de produire un premier album en solo en invitant au passage de nombreuses vedettes à lui laisser des messages sur son répondeur téléphonique en guise d’apparition sur le disque. L’album « Ghetto Supastar » est loin de remporter le succès de la chanson ne passant que deux semaines dans le Top 100 lors de sa sortie à la fin de 1998. Loin de se décourager, il transforme certaines des chansons en roman qui est, bien entendu, intitulé « Ghetto Supastar » et qui est lancé au début de 1999. Il en vient aussi à une entente avec la compagnie de production cinématographique de Madonna afin d’adapter le livre en un film dont il sera la vedette.
Il fait cependant ses débuts au cinéma dans « Mystery Men » en 1999. Il entreprend ensuite de travailler sur « Ghetto Supastar » dont le titre est changé pour « Turn It Up » qui entre en salle au cours de l’été 2000 pour finalement passer inaperçu. Au cours de la première moitié des années 2000, il continue d’œuvrer au cinéma tout en travaillant sur un second effort, « Win, Lose or Draw », qui paraît en juin 2005.
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