Polémil Bazar est un rince-bouche, un cure-oreille, une alternative artisane aux produits musicaux formatés, au vide institutionnalisé, une salve contre les invasions de la bêtise et du je-m’en-foutisme ambiant. Ses armes sont le verbe et la musique : un verbe mordant, lucide et lyrique, parfois drôle et souvent engagé, porté par des musiques du « monde imaginaire » métissant allègrement les genres. Libertaire et subversif, le Bazar s’est chargé d’une double mission : vous faire danser ce soir et réfléchir demain.
Depuis ses débuts dans les petits bars de la Vieille Capitale en 1999, le groupe a présenté plus de 250 concerts au Québec et en France, faisant chaque fois la démonstration de son caractère intempestif et fougueux. Qu’on les croise à Matane, Amos, St-Monique ou Paris, les six Polémil nous transportent immanquablement dans leur univers onirique et déjanté où règnent la spontanéité, l’inventivité, l’esprit et la bonne humeur.
Avec deux albums de facture indépendante (« Chair de lune » paru en 2001 et « Chants de mines » paru en 2003), Polémil Bazar s’est imposé, à force de persévérance, comme un incontournable de la nouvelle chanson québécoise. L’année 2004 fut d’ailleurs particulièrement riche en reconnaissance pour le groupe puisqu’il s’est vu décerner, coup sur coup, les prix Étoile montante et Album de l’année lors du gala des Mimi’s ainsi que le Félix de l’Album alternatif de l’année et une nomination dans la catégorie Groupe de l’année au gala de l’Adisq. Résultat : le sextuor a plus que jamais le vent dans les voiles et propose un troisième effort intitulé « Avale ta montre » qui paraît à l’automne 2005.
Via son cocktail de chansons tonifiantes et joyeusement hors normes, Polémil Bazar nous convie dans un pays où c’est tous les jours dimanche, où un âne est président et où l’on préfère dire tout cru et tout haut ce qui se murmure tout bas. Là-bas, « on efface tout c’qui rime avec chagrin, rancœur, ennui, misère et abandon », sans pour autant sombrer dans le piège sournois du confort et de l’indifférence. Là-bas, on carbure à la passion, la rigueur et l’intégrité, faisant tout comme si c’était pour la dernière fois, au cas où demain ne viendrait pas.
Source : Tacca Musique
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