1970 : Naissance de Serge Robert à Ville LaSalle.
1979 : Papa Robert achète à Serge un disque de Kiss. C'est une révélation pour le jeune garçon.
1982-1986 : Marchant sur les traces de Gene Simmons (le bassiste de Kiss), Serge achète une basse électrique. Il joint les rangs de plusieurs formations heavy métal qui inondent de louanges à Satan les sous-sols de Ville LaSalle. Le répertoire déjà large du futur Mononc' comporte surtout, bien sûr, des chansons de Kiss.
Serge pousse l'imitation de Simmons à son paroxysme quand il subit une délicate opération chirurgicale pour se faire allonger la langue.
1986-1990 : Soucieux de concilier ses racines québécoises et son amour pour le groupe de Simmons, Serge écrit sa première traduction d'une oeuvre de ses idoles : « Detroit Rock City » devient « Rigaud, ville de rock ». Enflammé par cette réussite, le bassiste fonde Hommage à Kiss. Le quatuor connaît un énorme succès grâce à ses adaptations en joual des grands succès de Kiss. En décembre 1990, la formation donne son show d'adieu dans un Auditorium de Verdun plein à craquer. Le public est au bord des larmes.
1993-1996 : Mononc' atteint le fond du baril. Il se joint à 4 autres parias montréalais au sein du groupe les Colocs (initialement les Co-loques). La formation décroche un contrat de disques. Les CD se vendent comme des petits pains chauds. La maison de disques fait beaucoup de cash mais prend bien soin de préserver les artistes d'une aisance matérielle potentiellement nuisible à leur inspiration.
Pour payer le loyer de son taudis et son Kraft Dinner, Mononc' doit se trouver un deuxième emploi. Il forme le trio les Quarts de Rouge avec Yves Desrosiers et Pat Napoli. Leurs spectacles connaissent beaucoup de succès dans les bars minables de Montréal.
Après le décès de Napoli, Mononc' et Desrosiers continuent à se couvrir de ridicule sous le nom les Blaireaux.
1996-1997 : Mononc' Serge produit le Mononc' Show, un tour de chant axé sur ses compositions. Des projections vidéo agrémentent ce spectacle exigeant.
Après seulement cinq représentations, les cupides artisans du Mononc' Show démissionnent en bloc pour partir en tournée avec une chanteuse mexicaine qui les paie davantage. Mononc' se retrouve seul et sans le sou. Il est au bord du gouffre.
À la fin de l'année, les chansons d'actualité les moins pire sont rassemblées sur l'album « Mononc' Serge chante '97 », le premier CD de Mononc' Serge.
1998 : Mononc' renie son passé québéco-nationaleux et fait paraître « Mourir pour le Canada », un recueil de chansons fédéralistes.
Après avoir envisagé de briguer la chefferie du Parti Libéral du Québec, Mononc' laisse le trône à Jean Charest et concocte plutôt un deuxième album de chansons d'actualité : « Mononc' Serge chante '98 ».
1999-2000 : De nouveau en proie à la dépression, Serge écrit « 13 Tounes Trash », son disque le plus amer. Le CD paraît en mai 2000 dans l'indifférence générale.
2000-2002 : Seul un miracle pourrait faire de « 13 Tounes Trash » un succès. Mononc' gravit à genoux les marches de l'oratoire Saint-Joseph pour sensibiliser le frère André à sa situation. Ému par la dévotion du chanteur, le frère visite quelques stations de radio et de télé pour plaider la cause de Mononc'. Le lobbying du saint homme porte fruit : COOL FM et Musique Plus diffusent abondamment la chanson « Marijuana ». L'album « 13 Tounes Trash » est un succès inespéré.
Le bassiste chantant a avant tout à coeur de se réconcilier avec le public fédéraliste. Pour ce faire, il écrit « Mon voyage au Canada », un album sur lequel chacune des chansons est associée à une province du pays.
2003 : Mononc’ Serge propose l’un de ses albums les plus audacieux alors qu’il collabore avec le groupe métal montréalais Anonymus avec qui il accouche de « L’Académie du massacre ».
Source : Site officiel de Mononc’s Serge
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