Pour ce second album, les gars de Mobile mordent à pleines dents dans le rock et la pop britanniques des années 80 et 90 pour produire un disque plus léché et plus poli que son prédécesseur, Tomorrow Starts Today. Les influences sont nombreuses, on peut entendre des airs de U2 (Daylight Breaks), de The Cure (l’intro de Mother) et même une touche de Muse dans les guitares de la plus sombre et presque spatiale Slow Motion Car Crash. Malgré la forte présence des claviers, les guitares sont résolument rock et c’est particulièrement évident sur The Killer et No Tomorrow, les pièces qui forment le cœur de l’album et les plus solides avec des riffs mortellement accrocheurs. C’est du bon boulot et surtout une belle évolution. On n’y retrouve pas de Montreal Calling ou de Out of My Head, les deux titres qui se démarquaient sur Tomorrow Starts Today, mais ce n’est pas grave parce que dans son ensemble, Tales From the City est beaucoup plus cohérent.
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