Metallica aura mis cinq ans à se remettre d’un St. Anger plutôt décevant et revient avec son meilleur album en deux décennies, soit depuis …And Justice for All paru en 1988. Le virage s’est d’abord amorcé en studio alors que Bob Rock a été remplacé par le mystique et très créatif Rick Rubin qui a suggéré au groupe de San Francisco d’écrire des chansons pour Master of Puppets. Il s’agissait d’un premier pas en arrière pour mieux avancer. En replongeant dans son passé, Metallica a remis à la page les longues pièces presque symphoniques (la plupart durent plus de sept minutes) où Kirk Hammett dépoussière ses meilleurs solos pour donner du corps à ce rock décidément musclé même s’il se veut moins sombre que celui des premières années, faut croire que la quarantaine assagit les rockeurs. L’album s’ouvre sur les beats déchaînés et les riffs mordants de That Was Just Your Life. Et ça e poursuit comme ça pendant une bonne heure où on entend même des riffs funky dans le ton de Rage Against the Machine sur The End of the Line. Et ce voyage tordu est ponctué de solos fulgurants comme celui que nous sert Hammett sur Broken, Beat & Scarred. On a même droit à une pièce rappelant One en The Day That Never Comes puis à une certaine suite sur The Unforgiven III. En somme, une valeur sûre.
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