Né dans le Bronx le 11 janvier 1971, Mary J. Blige passe les premières années de sa vie à Savannah, en Georgie. Elle déménage par la suite avec sa mère et sa sœur dans un complexe de loyers à prix modique à Yonkers, en banlieue de New York. La vie est dure dans le quartier et Mary finit par abandonner l’école au cours de son avant-dernière année au secondaire. Alors qu’elle se trouve dans un centre commercial de White Plains, elle s’enregistre en chantant « Caught Up in the Rapture » d’Anita Baker. Le beau-père de Blige envoie l’enregistrement à Andre Harrell d’Uptown Records. Celui-ci est tellement impressionné qu’il l’embauche pour faire des chœurs sur l’album de Father MC.
C’est cependant en 1991 que la vie de Blige change du tout au tout quand Puff Daddy (aujourd’hui P. Diddy) la prend sous son aile. Ensemble, ils commencent à enregistrer l’album « What’s the 411? ». Diddy joue un rôle majeur au cours de l’enregistrement et les petites touches stylistiques ajoutées en studio pour mettre la voix de Blige en évidence permettent de créer un disque étonnant qui permet de franchir le pas entre le R&B et le rap.
En 1995, elle propose « My Life » sur lequel on reconnaît encore une fois la touche de Diddy pendant que le côté urbain est délaissé pour faire plus de place au R&B. Mary J. Blige emploie l’album pour exorciser ses démons et les textes sont durs. La période qui suit l’enregistrement de « My Life » n’en est pas une facile pour la chanteuse alors qu’elle décide de rompre ses liens avec P. Diddy et Uptown pour signer avec MCA.
Elle revient en 1997 avec « Share My World » qui marque le début d’une collaboration avec Jimmy Jam et Terry Lewis. Il s’agit encore une fois d’un succès qui entre directement au premier rang du palmarès. Les critiques ne sont toutefois pas convaincus de la tangente plus soul que prend le disque, ce qui ne semble pas embêter les fans.
Sa nouvelle texture sonore s’affiche sous son meilleur jour sur « Mary » qui paraît en 1999. Il ne fait désormais aucun doute qu’elle a laissé derrière elle son image de dure du ghetto. Elle conserve toutefois son côté émotif bien présent. C’est ainsi que « No More Drama » arrive en 2001. Il s’agit-là d’un album profondément personnel qui est le plus représentatif de ses sentiments. Elle semble alors à des milliers de kilomètres de la jeune Mary de « What’s the 411? ». Avec « Love & Life » qui paraît en 2003, elle renoue avec P. Diddy qui réalise la majorité du disque.
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