Authentique, communicatif, franc et direct ; voilà autant de qualificatifs qui collent parfaitement à la peau de Marc Déry. Au-delà des perceptions, l’auteur, compositeur et interprète est avant tout un artiste entier qui avance à l’instinct. Chasseur de rimes, bête de musique, Déry nous balance sa vision des choses avec un mélange bien dosé d’aplomb et de sensibilité. L’ex-leader du groupe Zébulon est de ceux qui savent évoluer constamment, tout en demeurant fidèle à leur nature profonde.
Natif de Mascouche, en banlieue de Montréal, il fonde, au début des années 80 avec son frère Yves et leur ami d’enfance Alain Quirion, ce qui va devenir Zébulon. D’un simple groupe de sous-sol, la formation des frères Déry évolue au fil des ans vers un professionnalisme rigoureux. Avec l’arrivée du claviériste Yves Marchand, qui complète un quatuor dont tous les membres sont diplômés en musique, Zébulon prend définitivement forme en 1992. Vainqueur, l’année suivante, du concours « L’Empire des Futures Stars », le groupe remporte le Félix de la Découverte de l’année au gala de l’ADISQ 1994, grâce à un premier album éponyme qui met en valeur un son rock-reggae-pop, aux harmonies vocales superbement fignolées. Des titres tels « Job Steady » et « Les femmes préfèrent les ginos » établissent Zébulon comme l’une des forces montantes de la relève du rock québécois. Le groupe acquiert du même coup une solide réputation pour ses prestations endiablées sur scène.
En 1995, la formation montréalaise compose la pièce « Adrénaline », en guise de trame sonore à une publicité de la Société de l’assurance automobile du Québec, destinée à sensibiliser les jeunes aux dangers de la conduite rapide et irresponsable. De retour avec son deuxième album, intitulé « L’Oeil du Zig », en 1996, Zébulon repart sur la route pour livrer pas moins de 120 prestations aux quatre coins de la province. Consacrée Groupe de l’année, au gala de l’ADISQ 1997, la formation montréalaise reçoit cette dernière distinction à titre posthume, ayant déjà annoncé la cessation de ses activités. Marc Déry et ses confrères zébulonniens offrent peu après leur concert d’adieu, au Spectrum de Montréal.
Sans perdre de temps, Marc Déry s’attaque à une nouvelle carrière en solo. Au terme d’une année entièrement consacrée à l’écriture et à l’exploration de nouvelles textures sonores, en compagnie de l’ex-Zébulon et ami de longue date Alain Quirion, le chanteur et musicien est de retour avec un premier album à son nom et à son image. L’extrait « Le monde est rendu peace » met l’eau à la bouche des critiques et des fans, qui sont séduits par le nouveau son plus atmosphérique de Déry ; avec notamment les très accrocheuses « Viens dans ma chambre » et « Libre », les attentes sont loin d’être déçues.
L’album éponyme de Marc Déry, que les médias considèrent comme l’un des dix meilleurs de l’année, surprend par son éclectisme et son habile utilisation des nouvelles technologies placées au service de la chanson. Des collaborateurs de la trempe de Daniel Bélanger et de Florent Volant confèrent également une dimension additionnelle à ce premier enregistrement solo, qui obtient un franc succès, retenu par plusieurs médias comme l’un des plus percutants de l’année.
À la fin novembre 1999, Marc Déry brise la glace avec un spectacle attendu. Accompagné d’Alain Quirion (batterie, synthés), Michel Dagenais (contrebasse, guitares) et Dany Roy (trompette, saxophone), il enflamme le Lion d’Or, à Montréal, avec une prestation inspirée où il met à profit sa vaste expérience de scène, lors d’une première et de deux supplémentaires livrées et reçues avec passion (à guichets fermés). La table est mise pour une grande tournée du Québec qui s’annonce… planante et atmosphérique. Après quelques spectacles en début d’année dans des localités limitrophes à la région métropolitaine, où l’on ne parle déjà plus d’ex-leader de Zébulon, mais bien de Déry (qui fait l’unanimité), celui-ci vient inonder la ville de Québec, fin mars, et triomphe au Spectrum de Montréal, début avril. De concert avec une quinzaine d’autres artistes, il se porte à la défense de l’environnement en participant, fin avril, au Cabaret du Capitole, au spectacle présenté à l’occasion de la manifestation internationale le Jour de la Terre 2000.
Bien que, de son propre aveu, la scène soit sa drogue, Marc Déry partage son été entre les planches et le studio, où il enregistre des indicatifs pour le nouveau spectacle de l’humoriste Martin Matte, en plus d’être porte-parole de la 6e édition du concours Les Francouvertes. En réel boulimique, on le retrouve un peu partout, notamment lors du Gala des Centres jeunesse de Montréal, de deux Fête nationale (à Saint-Hubert, en compagnie de Paul Piché, et sur les Plaines d’Abraham, avec une prestation époustouflante), du Festival d’été de Québec (où il se voit décerner le Prix Miroir dans la catégorie Révélation), de même qu’aux FrancoFolies de La Rochelle et de Montréal.
Réclamé par un public insatiable, Marc Déry prend l’assaut, à l’automne 2000 et à l’hiver 2001, d’une dizaine de villes de la province dans le cadre du spectacle itinérant Les FrancoFolies sur la route, en compagnie de Daniel Bélanger et Mino Cinelu. Par ailleurs, l’artiste a récemment composé les paroles et la musique de la chanson « Salut mon chum », que l’on peut entendre dans le film « La Bouteille », d’Alain Desrochers. En octobre 2002, il nous revient avec son second album, « À l'avenir ».
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