Ayant bourlingué sur de nombreuses scènes, notamment avec Chloé Ste-Marie, Mélanie Auclair, celle qui prête sa voix à Magnolia, est surtout connue comme la violoncelliste de Lhasa. Les affinités musicales avec ses deux collaboratrices se révèlent évidentes au fil de la douzaine de titres tous plus country-folk les uns que les autres. L’ambiance cinématique (pensez films de cow-boys) et contemplative s’établit dès le départ avec Ta part qui est agrémentée de pedal steel. Les touches de banjo sont nombreuses et bienvenues sur des chansons comme Autrement. Mais Magnolia a aussi un petit côté charmeur, voire sexy comme en fait foi Mes avances et ses textures gitanes. Les textes sont teintés de sensibilité et la réalisation de Rick Haworth est sans reproche. Cela dit, le tout manque un peu de tonus, de vigueur. Certes c’est un album qui se veut introspectif et ancré dans ses racines et le bluegrass, mais ça tombe un peu à plat par moments. Malgré tout, Magnolia fait une entrée intéressante avec ses rythmes lents et maîtrisés.
Outils:
1
0
/artistes/ajax/critiques.jsp
&id=1071&alias=magnolia&sub-alias=&last-alias=
true