2010-04-06
Pour ce 11e album, le dernier pour le compte de Warner, Madonna a décidé de pousser plus loin sa tangente dance-urbaine entreprise sur Confessions on a Dance Floor. Pour ce faire, elle s?est entourée des meilleurs dans le genre, Timbaland, Justin Timberlake (qui coécrit cinq titres) et les Neptunes. À s?associer aux meilleurs, on risque aussi de sacrifier une partie de sa personnalité et c?est le piège dans lequel tombe la Madone qui, malgré son grand talent, s?efface derrière les beats typiques des Neptunes et de Timbaland. Candy Shop et Incredible portent la marque des Neptunes et de Pharrell Williams pendant que Miles Away ne peut dissimuler sa sonorité Timberlake/Timbaland. Heureusement, on retrouve aussi un bout de Madonna, notamment sur She?s Not Me qui est fort réussie. Cela dit, il ne s?agit pas de mauvais album et les beat sont solides, maîtrisés et bien produits, trop même. Cependant, on perd l?essence de la chanteuse et sa fougue qui s?efface au profit de la signature de ses « employés ». Pourtant, Madonna devrait être une one-woman show. Elle a toutefois tout ce qu?il faut de bombes pour mettre le feu aux pistes de danse.
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