Né Todd Smith, LL Cool J grandit dans le secteur Queens de New York où il commence à rapper alors qu’il n’a que neuf ans. Deux ans plus tard, son grand-père, chez qui il habite depuis le divorce de ses parents, lui donne du matériel de DJ qui lui suffit à faire des maquettes maison. Il commence à envoyer ses maquettes à différentes étiquettes et Def Jam se montre intéressée et lui offre un contrat pour éditer le simple « I Need a Beat » qui paraît en 1984, une première édition pour l’étiquette gérée par les étudiants universitaires Russell Simmons et Rick Rubin. Le disque s’écoule à 100 000 exemplaires, ce qui permet autant au rappeur qu’à l’étiquette de s’établir.
LL décide de quitter l’école afin de se consacrer à la création de son premier album, « Radio ». Lancé en 1985, le disque remporte un succès fulgurant en plus d’être salué par la critique pour son approche plus pop du rap. Le disque est certifié platine en 1986 et l’année suivante voit la sortie de « Bigger and Deffer » qui atteint le numéro trois du palmarès.
Le talent de LL pour la création de rap populaire est indéniable, mais certains perçoivent cette capacité comme une faiblesse et l’accuse de sombrer dans la facilité. C’est ainsi que « Walking With a Panther » est accueilli froidement dans les cercles rap lors de sa sortie, en 1989. Malgré un top 10, LL Cool J est qualifié de vendu et se fait même huer en spectacle. Il décide de ne pas se laisser abattre et réplique l’année suivante avec « Mama Said Knock You Out », son disque le plus dur à ce jour et son meilleur vendeur, ce qui fait en sorte qu’il devient à la fois vedette du rap et de la pop.
Il décide de varier ses horizons et tente sa chance au cinéma. Il joue notamment dans « The Hard Way » (1991) et « Toys » (1992) en plus d’être invité à se produire lors de l’investiture de Bill Clinton, en 1993. C’est la même année qu’il lance « 14 Shots to the Dome », un effort désorganisé qui se vend bien, mais qui ne réussit pas à générer de hit. Sa réputation s’en trouve entachée et le disque n’atteint que la certification or.
À la suite de cet échec, il prend la direction de la télévision où il tient un rôle dans la série « In the House » à NBC. Il retourne en studio à la fin de 1995 afin de produire « Mr. Smith » qui remporte un vif succès pour être certifié double platine. Vient ensuite la compilation « All World: Greatest Hits » qui est suivie de « Phenomenon » l’année suivante.
En 2000, LL Cool J atteint le sommet du palmarès avec « G.O.A.T. Featuring James T. Smith: The Greatest of All Time ». Il revient en 2002 avec « 10 » qui est suivi de « The DEFinition » en 2004, année au cours de laquelle il lance son étiquette de vêtements James Todd Smith. En 2006, il est de retour avec « Todd Smith ».
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