Depuis plus d'une dizaine d'années, quatre chums partagent une passion commune : la musique ! Les Respectables ont eu l'occasion de parfaire leur art aux quatre coins de l'Amérique du Nord. Sébastien Plante, Pascal Dufour, Stéphane Dussault et Stéphane Beaudin étaient en quête de l'American Dream du rock et après tant d'années d'effort, ils y sont finalement parvenus dans la langue de Molière.
L'histoire des Respectables remonte à 1991 alors que les quatre gars de Québec décident de se partir un band. Sébastien chante et joue de la guitare, Pascal se concentre sur la guitare alors que Stéphane Dussault manipule la basse et Stéphane Beaudin pourfend ses gros tambours.
Les débuts ne sont pas nécessairement faciles, mais ils sont par contre très formateurs. C'est en faisant le tour du circuit des bars d'abord au Québec et ensuite dans le reste du Canada et aux États-Unis que The Respectables se font connaître et découvrent le plaisir de se produire sur scène soir après soir. Déjà à cette époque, les gars voient grand.
Pour eux, c'est la passion qui fait qu'ils avalent les kilomètres d'une ville à l'autre. Ils raffermissent leurs liens tout en raffinant leur art. Ainsi, au fil des années, le groupe qui ne chante alors qu'en anglais monte sur scène sans relâche. Les Respectables ont donné pas moins de 1500 spectacles partout sur le continent nord-américain depuis leur formation, il y a onze ans.
Ces longues semaines passées sur la route leurs permettent de réfléchir sur le véritable sens du rock 'n' roll et de la vie loin des leurs.
Le groupe ne tarde toutefois pas à se faire remarquer. Dès 1992, The Respectables remportent le premier prix au concours Esprit-CHOM-FM en plus d'être finalistes au concours Yamaha Music Quest Sunfest de Winnipeg. Sachant bien tirer profit des forces de chacun, le groupe se démarque par une énergie et une aisance hors du commun sur scène. Le groupe se défonce chaque soir comme si c'était le dernier.
Déjà à leurs tous débuts, The Respectables livrent leurs propres chansons en spectacle, des pièces qui sont décrites comme du "calypso-rock" avec des soupçons de reggae et de rhythm 'n' blues. Le groupe commence déjà à former le son qu'on lui connaît aujourd'hui.
Après deux ans de composition et de tournée effrénée, le groupe tente l'aventure en studio et enregistre l'album "No Dogs, No Band" en 1993. S'ensuit un long périple sur la route histoire de faire connaître le matériel de ce tout premier album que le groupe a pondu à la sueur de son front. "No Dogs, No Band" obtient un succès relatif, mais les gars sont des travailleurs infatigables et ils continuent de bûcher pour obtenir le succès qui leur revient et dont ils rêvent.
Le groupe continue de faire son petit bonhomme de chemin et entre en studio afin de préparer un second album, toujours en anglais. C'est en 1997 que "Full Regalia" paraît. L'étoile des Respectables commence tranquillement à prendre de la couleur. Un peu à l'image des Doobie Brothers, la formation québécoise a d'abord proposé un rock brut pour ensuite le nuancer comme c'est le cas sur ce second opus. En 1998, The Respectables lancent "The B-Sides; 7 Years of Sucking in the Nineties" qui nous fait découvrir des chansons inédites que le groupe a surtout interprétées en spectacle.
Toujours à la recherche d'une reconnaissance plus importante, le groupe prend une décision qui va influencer le reste de sa carrière. Le prochain album sera en français et The Respectables deviennent ainsi Les Respectables. L'album "$ = bonheur" paraît en 1999 sur étiquette Passeport et les événements commencent à se bousculer. Le premier extrait, "L'homme 7:00 up", connaît un succès immédiat à un point tel que 7Up va en acheter les droits pour utiliser la chanson dans ses publicités canadiennes, tant en français qu'en anglais.
Les Respectables commencent à goûter au succès dont ils rêvaient depuis leurs débuts. Ils continuent de se défoncer sur la route et font la tournée des festivals au Québec. Pendant ce temps, trois autres extraits tournent massivement dans les radios québécoises. La balade "Amalgame" poursuite sur la lancée de "L'homme 7:00 Up". Suit ensuite la pièce plus rock "Holà décadence" dont le clip fait jaser. Finalement, l'air reggae ensoleillé "L'argent fait le bonheur" remporte un succès foudroyant trônant au sommet des palmarès pendant deux mois.
Ce succès en ondes a bien entendu ses effets positifs. Le groupe est ainsi en nomination dans six catégories lors du gala de l'Adisq 2000 n'en remportant toutefois aucun. Mais il s'agit d'une belle carte de visite. En un an, "$ = bonheur" s'écoule à plus de 50 000 exemplaires, ce qui vaut un disque d'Or à ceux que l'on appelle affectueusement les Respects.
Le groupe ne perd cependant rien pour attendre, puisque les honneurs se rapprochent. En 2001, c'est la consécration, Les Respectables sont élus groupe de l'année lors du gala de l'Adisq et quelques semaine plus tard, le groupe reçoit un prix de la SOCAN pour leurs premières positions au palmarès.
Entre-temps, les Respectables s'impliquent et participent au spectacle présenté au Centre Molson qui a été organisé en guise de solidarité avec les familles des victimes des attentats terroristes du 11 septembre à New York. L'événement permet d'amasser des centaines de milliers de dollars qui sont remis aux familles ayant perdu un proche dans le World Trade Center.
Après deux années folles, les Respectables ralentissent la cadence afin de commencer à travailler sur un quatrième album. Malgré tout, le groupe reçoit un autre honneur alors qu'il rafle le Félix du groupe de l'année pour une seconde fois d'affilée en octobre 2002. Le disque "Quadrosonic" arrivera bientôt et les Respects se paient la traite et y vont même de pièces en espagnol.
Après à peine plus de dix ans, on peut dire que les Respectables connaissent une carrière très riche et fertile en rebondissements. Ils n'ont pas fini de nous étonner et de nous charmer avec leurs mélodies accrocheuses et leurs refrains sur lesquels il fait bon chanter. Voici nos artistes du mois de novembre : Les Respectables !
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