2010-16-09
Stuart Price ne chôme pas. Il signe la réalisation de deux des albums les plus attendus de l'été - En Europe, du moins. Son travail sur Night Work des Scissor Sisters paru la semaine dernière est épatant. On ne peut malheureusement pas en dire autant du boulot qu'il a accompli avec Kylie Minogue sur Aphrodite. C'est avec All the Lovers que la déesse australienne de 42 ans dont le visage n'affiche toujours pas la moindre ride a choisi d'ouvrir ce onzième disque: Une chanson correcte qui ne casse rien et qui, de toute évidence, se veut rassembleuse de par le titre et le très beau vidéoclip qui l'accompagne. Everything Is Beautiful, arborant des influences disco est tout à fait ravissante et rappelle Chocolate, parue sur Body Language. La house suave et cotonneuse de Sebastian Ingrosso fait de Cupid Boy un autre titre fort agréable à écouter. Même chose pour Looking for an Angel, définitivement le meilleur morceau de l'album façonné par Stuart Price. La plupart des autres titres émeuvent peu, et irritent dans certains cas (Better than Today, Too Much). On a parfois l'impression, comme c'est le cas sur la chanson titre ou sur Can't Beat the Feeling, d'entendre Kylie à l'époque de I Should Be So Lucky - c'était en 1988!. Navrant. Alors que les trois derniers albums de Kylie, Fever, Body Language et même X, regorgeaient de surprises, Aphrodite n'en contient pratiquement aucune. C'est d'ailleurs sa faiblesse majeure. Définitivement l'album le plus « beige » de la star depuis les dix dernières années.
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