Après deux albums indépendants, Puer Dolor et Up Go the Arms, L’auteur compositeur interprète montréalais Jason Bajada joint l’étiquette Maple Music Recordings pour la parution de son troisième album, Loveshit. « Je me sens vraiment comme si c’était un premier album parce que les autres n’étaient jamais exactement ce que je recherchais. Avec celui-ci, j’ai frappé dans le mille, dit Jason. Je suis heureux de ce qui sort des hauts parleurs maintenant. »
Un portait senti d’une relation en montagne russe et sa fin, cet album montre le talent de Jason pour jongler avec les sujets les plus noirs tout en maniant des mélodies pop accrocheuses. En effet, le blogue musical More Nights note que ses concerts sont « remplis de chansons tristes, mais trouvent toujours le moyen de nous mettre le sourire au visage ». Ses performances stupéfiantes lui ont valu des concerts à guichets fermés, des prestations à Berlin et des premières parties de tournées entières pour des vedettes comme Dumas et Robert Charlebois, incluant deux soirées aux réputés salles de Paris La Cigale et Le Bataclan.
Ten Days in Miami, le nouvel extrait et première pièce écrite pour l’album, a pris forme pendant un moment particulièrement désespéré. « J’étais assis à ma table à café, à écrire et pleurer », dit Bajada. Mais la chanson possède une vague de fraîcheur qui contraste avec des paroles comme « I don’t blink when I look at you / ‘Cause I can’t let you go. »
Jason Bajada appelle son processus d’écriture « la quête de la chanson pop parfaite » et c’est une quête qui lui permet de toucher à tous les genres et ambiances, des éléments qui se lient entre eux sous une thématique de rupture et son sens inné de l’écriture. Il y a le rythme relevé et les tapements de mains de Hard Not to Get, la mélancolie épurée de Sad Song About You #2, mais aussi les harmonies vocales homme/femme de Home’s Still Your Bones qui mettent la table pour ce que Bajada appelle « une chanson pop qui va droit au but ». Tired of Talking a été écrite après un défi lancé par un ami qui lui a suggéré de créer quelque chose qui pourrait inspirer les gens à chanter en choeur… « Défi accepté » a répondu Jason, et le résultat a été la dernière pièce écrite pour l’album.
Loveshit a été enregistré avec le duo de réalisateurs Les Troublemakers, dont l’un des membres est un ami d’enfance de Jason Bajada. Avec des références musicales communes et les outils nécessaires pour obtenir le son que Jason recherchait, Les Troublemakers étaient le match parfait. Ils ont amené Jason en studio lorsque « les choses étaient encore très émotives » et ont canalisé cette énergie en une force créatrice empreinte de sincérité.
Malgré le fait que les chansons ont été conçues dans différentes villes à travers le continent, incluant Halifax et Los Angeles, cet album est intimement lié à Montréal. Il a été enregistré au studio des Troublemakers à Montréal et comprend une reprise de You Are a Runner (And I Am My Father’s Son) de ses comparses montréalais Wolf Parade. Bajada est aussi revenu d’une tournée lors de laquelle il a fait la première partie de Martha Wainwright en décembre. Il donne le mérite aux Montréalais qui lui ont inspiré son style d’écriture, dont la force lui a valu une place comme finaliste lors d’une compétition internationale d’écriture comptant des juges aussi réputés que Tom Waits, Robert Smith, Brian Wilson et Isaac Brock. « Quand on a cette qualité de musiciens dans son terrain de jeu, il y a un défi. Ça nous garde alerte ». Jason Bajada a relevé le défi et même plus avec Loveshit, une collection de dix chansons accrocheuses qui transforment un cœur brisé en pur bonheur musical.
Source : Maple Music
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