Janet Damita Jo Jackson voit le jour le 16 mai 1966 à Gary, dans l’Indiana. Elle est la plus jeune d’une famille de neuf enfants et alors qu’elle est encore toute petite, ses frère font déjà carrière sous le nom de Jackson 5. Mordue de la scène à un tout jeune âge, elle monte sur scène avec ses frères pour la première fois alors qu’elle n’a que sept ans. Trois ans plus tard, en 1977, elle entreprend une carrière à la télévision dans la série « Good Times ». Elle passe deux années sur le plateau pour ensuite participer à « Diff’rent Strokes » en 1981-1982 et dans « A New Kind of Family ».
Poussée par son père, elle entreprend une carrière musicale en lançant un premier album éponyme en 1982. Quelques extraits pointent le nez dans le bas du palmarès, mais le disque passe relativement inaperçu. En 1983, elle participe à l’émission de télévision « Fame » et l’année suivante, elle propose un second effort avec « Dream Street » qui connaît des résultats encore moins convainquant que son prédécesseur.
À ses 18 ans, Janet se rebelle contre l’autorité familiale et s’enfuie avec un autre membre d’une famille musicale, James DeBarge. La relation ne dure toutefois pas longtemps et elle retourne rapidement à la maison après avoir obtenu l’annulation du mariage.
Alors qu’elle prend du temps pour penser à son avenir musical, son père lui embauche un nouveau gérant en la personne de John McCain, dont la mission est de la former comme danseuse et de lui faire perdre du poids. McClain l’a met en contact avec les auteurs et réalisateurs Jimmy Jam et Terry Lewis qu’elle connaît en raison de leur présence au sein du groupe the Time. Elle collabore avec le duo pour la plupart des pièces de son troisième album intitulé « Control » qui la dépeint comme une femme confiante et frondeuse qui prend finalement le contrôle de sa vie. Pour soutenir cette nouvelle personnalité, Jam et Lewis créent des pièces polies couplées à des rythmes durs qui tiennent plus du hip hop et du R&B que de la musique de son frère Michael.
« Control » remporte un succès instantané et génère six extraits radio, dont les cinq premiers (« What Have You Done for Me Lately », « Nasty », le numéro un « When I Think of You », « Control » et « Let’s Wait Awhile ») se retrouvent dans le top 5 sur le palmarès pop. Janet est identifiée comme un modèle pour les jeunes filles et « Control » se vend à plus de cinq millions d’exemplaires.
Pour l’album suivant, John McClain veut pousser Janet vers une attitude encore plus sexuelle, ce à quoi elle s’oppose fermement. En lieu et place, elle commence à collaborer plus étroitement avec Jam et Lewis sur des pièces plus socialement engagées qui viennent constituer l’épine dorsale de « Rhythm Nation 1814 » qui paraît en 1989. Mis à part la pièce titre, la plupart des chansons sont des ballades sirupeuses et quatre d’entre elles (Miss You Much », « Escapade », « Black Cat » et « Love Will Never Do (Whitout You) ») atteignent le numéro un alors que trois autres (« Rhythm Nation », « Alright » et « Come Back to Me » se hissent dans le top 5. Ainsi, Janet Jackson devient la première artiste à générer sept pièces du top 5 dans un seul et même album, exploit que mon son frère Michael n’a jamais accompli.
Malgré l’usage d’un plus grand nombre d’échantillons, « Rhythm Nation » rejoint « Control » de sorte que plus de six millions d’exemplaires trouvent preneur. Elle part en tournée pour une première fois et remporte un succès massif. En 1991, elle capitalise sur son succès et passe de A&M à Virgin pour la rondelette somme de 32 millions de dollars. De plus, elle marie secrètement son chorégraphe René Elizondo.
Une fois installée chez Virgin, Jackson entreprend de revigorer sa musique et son image. Sa collaboration avec Luther Vandross sur « The Best Things in Life Are Free » pour la bande originale du film « Mo’ Money » en 1992 remporte un vif succès. L’année suivante, elle reprend sa carrière d’actrice en jouant dans « Poetic Justice » de John Singleton en compagnie de Tupac Shakur. Elle dévoile une toute nouvelle personnalité ultra sensuelle sur son album suivant, « janet. » qui paraît en 1993. Elle étale sa nouvelle image par l’entremise du magazine Rolling Stone, dont la couverture fait encore jaser. On peut la voir sans chandail avec les seins cachés par des mains d’un ami non identifié.
Sur le plan musical, Jam et Lewis délaissent le funk synthétique des deux albums précédents pour faire place à des rythmes plus chauds et invitants. Le premier simple du disque, « That’s the Way Love Goes », devient le plus gros hit de Jackson à ce jour, passant pas moins de huit semaines au sommet du palmarès. S’ensuivent plusieurs pièces qui atteignent le top 10, dont « If », « Again », « Because of You », « Any Time Any Place » et « You Want This ». « janet. » Entre immédiatement au numéro un et s’écoule à près de sept millions d’unités.
En 1995, Janet collabore avec son frère Michael sur la pièce « Scream » qui est soutenue par un clip très élaboré se déroulant dans l’espace qui, une fois terminé, compte parmi les vidéos les plus coûteux de l’histoire. Le simple débute au numéro cinq du palmarès pop, mais commence ensuite à glisser. En 1996, A&M lance une rétrospective des années de la chanteuse sur cette étiquette avec « Design of a Decade 1986-1996 ». Pendant ce temps, elle signe un nouveau contrat de 80 millions de dollars avec Virgin.
Comme l’argent ne fait pas le bonheur, Jackson souffre d’une dépression alors qu’elle prépare son album suivant. Elle revient néanmoins en 1997 avec « The Velvet Rope » qui se révèle être son disque le plus intime à ce jour. L’album cherche à combiner la sensualité de « janet. » et le caractère social de « Rhythm Nation », s’intéressant à des sujets comme la violence conjugale, le sida et l’homophobie avec ses pièces les plus sexuellement explicites jusqu’à maintenant. La critique est partagée alors que certains applaudissent ce changement et que d’autres n’aiment pas du tout. Même si quelques titres comme « Together Again », « Got ‘Til it’s Done » et « I Get Lonely » se tirent bien d’affaire, l’album n’atteint pas le niveau de ses prédécesseurs. Les ventes commencent à ralentir une fois le plateau des trois millions atteint.
Elle part néanmoins en tournée et demeure sur les palmarès grâce à la collaboration avec Busta Rhymes sur « What’S It Gonna Be?! » dont le clip nous la présente comme une diva au nom unique. En 2000, on la voit de nouveau au cinéma aux côtés d’Eddie Murphy dans « Nutty Professor II : the Klumps » alors que le simple « Doesn’t Really Matter » extrait de la bande originale atteint le numéro un.
Malheureusement pour la chanteuse, sa relation avec Elizondo commence à se détériorer et le couple divorce en 2000, ce qui déclenche une bataille en cour pour le partage des revenus. Jackson est de retour avec un nouvel album, « All for You », qui paraît en 2001 et qui continue de marcher dans les traces de « janet. » et « The Velvet Rope ». Le disque entre immédiatement au premier rang sur des ventes de 600 000 exemplaires en une semaine.
En février 2004, Janet Jackson fait les frais du spectacle de la mi-temps du Super Bowl. Ce qui semble être une belle vitrine pour la sortie de son album « Damita Jo » (lancé en mars 2004) s’avère être une catastrophe médiatique. Alors qu’elle interprète une chanson, Justin Timberlake tire sur son costume et dévoile son sein droit devant plus d’un milliard de téléspectateurs. La scène soulève un véritable tollé de protestation aux États-Unis et la chanteuse se fait pointer du doigt. Elle persiste pour dire qu’il s’agit d’un accident et doit émettre des excuses.
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