Jacquemort repose beaucoup sur Thomas Augustin que vous connaissez peut-être mieux dans son rôle principal : claviériste de Malajube. Sur ce terrain d’essai passablement progressif, lui et ses trois complices nous entraînent dès le premier titre, Âge de raison, dans un univers qui n’est pas sans rappeler celui d’Harmonium et ça se répète sur Feu follet. Cela dit, les explorations sonores de Jacquemort ont plus à voir avec The Mars Volta ou encore Coheed and Cambria de par leurs nombreux changements de rythmes saccadés et soudains. Assez minimaliste sur le plan des instruments utilisés, Dent de lait s’affiche dans un ensemble assez rond malgré des voix qui sont souvent difficiles à percevoir. Si le titre laisse présager les premiers balbutiements d’une nouvelle formation, on lui souhaiterait néanmoins le mordant de belles canines bien affûtées. Cela dit, c’est tout à fait intéressant et prometteur. Seul gros bémol, comme c’est un EP, on aurait pris un plus gros échantillon de ces textes bien tournés et ces musiques éclatées.
Outils:
1
0
/artistes/ajax/critiques.jsp
&id=1070&alias=dent-de-lait&sub-alias=&last-alias=
true