Andrew McMahon a encaissé tout un choc lors de la première journée de mastering du premier album de Jack’s Mannequin, en 2005, alors qu’il apprenait qu’il souffrait de la leucémie. Aujourd’hui en rémission, McMahon revisite le piano-rock de son ancienne formation, Something Corporate, afin de livrer un album cathartique sur lequel il parle ouvertement de son épreuve. En résulte un disque criant d’honnêteté sur une toile pop mélodieuse et finement tissée, plus aboutie que l’effort précédent. McMahon nous envoûte dès les premières notes de Crashin. Il navigue avec aisance entre la pop résolument rock (American Love) et la pop grandiloquente (Annie Use Your Telescope). Mais c’est sur Caves qu’il étale tout son talent. Pièce introspective de plus de huit minutes, elle s’amorce sur le ton de la confession alors que McMahon réalise qu’il pourrait ne pas survivre à la maladie puis, à mi-parcours, il explose sur un fond de guitares qui donne une autre dimension à une chanson déjà touchante. Du bon travail.
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