La saga du groupe #1 de Marseille débute à la fin des années 80 avec une cassette autoproduite enregistrée dans le home studio du Massilia Sound System. « Concept » pose les bases de la philosophie d’IAM avec des textes puissants et polémistes, un souffle épique, de l’humour et une perspective historique symbolisée par une fascination pour l’histoire des pharaons égyptiens.
Le premier « vrai » album d’IAM, « De la planète Mars », sort en 1991, mais il faudra attendre « Ombre est lumière », double album pharaonique sorti en 1993, pour que le groupe rencontre un vrai succès grand public, notamment grâce aux simples « Je danse le mia » et « Le feu ».
Dès lors, rien n’arrête Akhénaton, Shurik’n, Imhotep, DJ Kheops, Freeman et Kephren qui vont se lancer dans des albums solos et des projets variés sans pour autant lâcher le groupe. Sorti début 1997 après un long travail de fond en studio (notamment à New York, où le groupe reste pendant l’été 1996 et rencontre de nombreux rappeurs américains dont le Wu-Tang Clan), « L’école du micro d’argent » reste l’œuvre la plus ambitieuse et la plus populaire d’IAM.
Avec « Demain c’est loin », deux longs raps de Shurik’n et Akhenaton débités non stop sans refrain pendant dix minutes, IAM signe un des textes les plus anthologiques du jeune rap français. On voit le groupe aux Victoires de la musique française pour un rap mouvementé du simple « Independenza » : Vingt Marseillais cagoulés façon FLNC face à la ministre de la Culture ! Un choc des mondes et un grand spectacle.
On a réentendu IAM pour un titre sur la compilation de Kheops « Sad Hill Impact » (« Poussière de la galaxie ») et tous les fans attendent avec impatience un nouvel album qui arrive finalement en septembre 2003 avec la sortie de « Revoir un printemps ».
Outils: