Hot Springs a fait paraître son premier EP, Rock Partouze, de façon indépendante en 2005. Cette première parution nous introduit à cette orgie de genres qui caractérise le groupe, où la pop règne ici en maître. Le groupe a fait face à plusieurs changements avant d’en arriver aux joyaux qui se retrouvent sur leur premier album complet. En 2006, la batteuse Karine Lauzon a déposé ses baguettes pour se dédier à sa famille et a cédé sa place à Anne Gauthier, batteuse aguerrie connue depuis longtemps du milieu musical montréalais. Elle a tout de suite développé une grande complicité musicale avec le bassiste du groupe, Frédéric Sauvé. Paradoxalement, alors que la section rythmique s’est solidifiée, le guitariste Rémi Nadeau-Aubin a commencé à développer des arrangements plus aériens. Giselle Webber n’est pas non plus inconnue à ces changements, puisqu’elle a exploré un registre beaucoup plus sombre, avec des compositions qui laissent part au pop, tout en y assénant pas mal de références coup de poing.
L’album a été réalisé par Jonathan Trimble Cummins (Bionic, Tricky Woo) et enregistré au studio Breakglass par le chanteur des Besnard Lakes, Jace Lasek (Wolf Parad , Land of Talk) et des enregistrements additionnels ont été effectués par David Bryant (godspeed! You black Emperor, Jackie O Motherfucker) au studio The Pines. Ensemble, ils ont produit un album qui oppose un certain nombre d’adjectifs : léger et noir, épique et concis, diabolique et divin. Pas une mince affaire si l’on se fie à la plupart de leurs contemporains, pour qui un album est le fait d’ajouter des sons entre deux ou trois simples. Mais disons simplement que les Hot Springs font fi des conventions. Les dernières prises de son et le mixage final de l’album ont eu lieu à Farnham dans La Petite Église, (aussi ancien lieu de culte franc-maçonnique) sous l’œil bienveillant de Mark Lawson (Arcade Fire, Final Fantasy, The Unicorns).
L’album est une chose, mais Hot Springs prouve que ça n’est pas qu’un écran de fumée : le groupe prend aussi tout son sens en prestation. Si vous ne nous croyez pas, prenez deux secondes et « googlez » leur nom : vous allez voir que pas mal de monde écume de la bouche à la simple évocation de leurs performances. Aucun spectacle n’est similaire à un autre (parfois ils sont saouls, parfois non) et le consensus général est que le groupe semble toujours à deux doigts de sombrer dans un chaos total, mais réussi toujours brillamment à maintenir un délire harmonieux. Un scribe du mensuel torontois Exclaim!, qui les a vus lors de l’édition 2007 du festival NXNE a été écrit : « Ils ont sans contredit livré la prestation la plus marquante du festival et sont dorénavant mon nouveau groupe rock préféré. Leur énergie féroce et leur performance de feu sont restées sans précédent. » Hot Springs, live, provoque et choque et la personnalité de Webber, sur scène, ne fait pas de quartiers. Elle est aux commandes de la scène, possédée par on ne sait quoi, vous crache les paroles au visage en martelant les cordes de sa guitare comme si celles-ci venaient de lui prendre une partie d’elle-même.
Volcano est un volcan qui refuse de se laisser guider par les palmarès ou les modes vides et esthétiques. La mission des Hot Springs est simple : ils veulent apporter ce qui, aujourd’hui, manque terriblement à l’industrie de la musique. Ils veulent une révolution et ils resteront en ébullition tant qu’ils ne l’auront pas obtenue.
Source : Site officiel
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