2010-23-06
Grum, originaire de Leeds au Royaume-Uni, trace lentement mais sûrement son chemin vers le panthéon des jeunes producteurs dont on entendra beaucoup parler prochainement. Âgé d'à peine 24 ans, sa réputation n'est plus à faire dans l'underground musical. Avec des remix pour Goldfrapp et Lady Gaga (entre autres) et un premier album sous la cravate, le reste du monde est-il prêt à subir la tempête Grum? Espérons-le. La musique que propose Grum est fortement teintée, que dis-je, est carrément tapissée des couleurs fluo qui ont défini les années 80. Through the Night, la chanson qui ouvre Heartbeats, aurait pu se retrouver sur un album de Calvin Harris, lui aussi un grand amoureux de cette décennie. Can't Fight This Feeling nous propulse en 1979 avec son son Motown à la Michael Jackson époque Off the Wall. Grum offre également une version complètement métamorphosée et nettement efficace de Fashion, un classique de David Bowie. Cybernetic rend un vibrant hommage à Daft Punk, une autre influence majeure omniprésente sur cet album. Turn It Up, ultra sucrée, rappelle les chanteuses féminines dominant les palmarès de l'époque telles Debbie Gibson et Pebbles. Les quatre titres qui clôturent l'album sont plus downtempo mais tout aussi savoureux que les autres. On retiendra Want U avec ses lascifs rythmes nu disco. Pensez Mylo en 2010, Justice (sans la prétention) ou encore Deadmau5 version couleur. Heartbeats, tout sauf inaccessible, s'écoute aussi bien en préambule d'une virée en boîte que lors d'un sympathique 5 à 7 improvisé entre amis. Autrement dit, peu importe le contexte dans lequel elle est entendue, la musique de Grum rend de bonne humeur. Tout simplement.
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