par Carolan Grégoire, MusiquePlus
Girl Talk est un seul homme : Gregg Michael Gillis, un Américain né à Pittsburgh en Pennsylvanie le 26 octobre 1981, reconnu pour ses «mashups» qu'il a commencé à produire alors qu'il était encore étudiant en génie biomédical en Ohio.
Sa technique de composition est simple. Il échantillonne plusieurs segments de chansons qu'il assemble pour en créer une seule. Cette méthode lui a attiré les foudres de plusieurs sceptiques quant à la légalité de la réutilisation de segments de chansons. Le New-York Times a même écrit que sa musique ne tarderait probablement pas à être le sujet chaud des tribunaux. Commentaire contre lequel Gregg Gillis s'est défendu en affirmant que les médias de masses aimaient bien créer des nouvelles et des problèmes là où ils n'existaient pas. Jusqu'à maintenant, il n'a pas été poursuivi.
Girl Talk ne protège pas sa musique d'un «copyright», mais le laisse plutôt libre d'être diffusé et remixé. Seule l'utilisation commerciale doit être approuvée.
Gregg Gillis a affirmé que son nom de scène provenait simplement d'un fait de société, de mots souvent prononcés et utilisés dans les magazines, les livres. Il dit que ça provient directement de la culture Pop. Pour lui, c'était aussi un choix un peu cynique, pour faire un pied de nez à la culture grunge de laquelle il provenait. Il voulait un nom qu'il serait quasi gênant d'afficher aux côtés des groupes undergroud de l'époque.
Girl Talk est récipiendaire de quelques prix dont le Rave Award du magazine Wired, en 2007. Son album Feed The Animals a figuré quatrième au Top 10 des meilleurs albums du prestigieux magazine Time. Rolling Stone l'a classé 24e au Top 50 en 2008 et Blender a publié qu'il s'agissait du 2e meilleur album la même année.
Outils: