Bien malin celui qui ne se laissera pas charmer par l’ouverture lounge de la chanson titre où Geri Halliwell range définitivement Ginger Girl pour un air de jazz aux cordes complexes tout droit sorti d’un cabaret des années 40. Dès les premières notes de « Desire » on sait toutefois que l’on vient de tomber dans un piège à danser. « Passion » fait dans la pop aux accents dance sur une trame musicale aux nombreuses couches qui mettent en relief une réalisation impeccable et inventive. Si Halliwell se permet un clin d’œil à Depeche Mode (« Love Never Loved Me »), elle peut aussi offrir un air sincère (La très jolie « Feel the Fear ») ou un environnement vaguement spatial (« Surrender Your Groove »). Tout au long de ce voyage au cœur de la piste de danse, Halliwell démontre qu’elle a plus qu’un filet de voix et elle nous surprend à nouveau en clôture avec « So I Give Up on Love » qui retourne dans le lounge aux accents latins à la façon de Bobby Darin. Une fort belle surprise.
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