Comptant par les pop stars les plus influentes des années 80, George Michael voit le jour le 25 juin 1963 dans le nord de Londres sous le nom de Yorgos Kyriatou Panayiotou. Il réussit à gravir les échelons de l’échelle musicale à une vitesse vertigineuse grâce au soutien des clips dans lesquels on voit régulièrement sa belle gueule au milieu des années 80.
Michael fait son entrée dans le monde de la musique à la fin des années 70 quand lui et son ami Andy Ridgley commencent à composer ensemble sous l’influence de formations comme Chic et Sylvester. Fascinés par la nouvelle vague ska qui déferle en Grande-Bretagne, ils forment The Executives et en 1982, le duo signe une entente avec Innervision et devient Wham!
Wham! lance un premier simple intitulé « Young Guns (Go for It) » qui devient rapidement populaire dans les bars. D’autres simples, nommément « Wham Rap (Enjoy What You Do) », « Bad Boys » et « Club Tropicana » se hissent dans le Top 10 britannique et il n’en faut pas plus pour que Wham! devienne le groupe chouchou du courant néo-romantique, dignes successeurs de Duran Duran.
La clameur est suffisamment forte dans les bars américains pour que le premier album, « Fantastic » (1983), perce le Top 100 américain malgré l’échec commercial encaissé par les simples précédents. Tout change en 1984 quand la pièce « Wake Me Up Before You Go-Go » devient un superhit international qui atteint le sommet du Hot 100 de Billboard et y reste pendant trois semaines. La pièce remporte tout autant de succès sur MTV et ouvre les vannes pour les hits à suivre. Il est ici question de la ballade sirupeuse « Careless Whisper » qui permet à Michael de s’établir comme un crooner des temps modernes tout en occupant le sommet du Hot 100 pendant trois semaines elle aussi. L’album « Make It Big » duquel sont extraits les deux simples en génère deux autres hits avec « Freedom » et « I’m Your Man » qui se trouvent une place dans le Top 5. Le disque est finalement certifié cinq fois platine.
Wham! a désormais atteint le statut de superstar alors que Michael se produit en compagnie d’Elton John lors du concert Live Aid et le groupe devient la première formation occidentale à monter sur une scène chinoise. Ridgley, de son côté, fait jaser la presse par ses prouesses derrière un volant, lui qui fait de la course automobile et qui est impliqué dans plus d’un accident.
La présence de Ridgley est de plus en plus contestée puisque Michael signe tous les textes du groupe et chante la plupart des hits. Après la parution de trois autres succès lancés uniquement sous le nom de Michael, il décide de mettre un terme à Wham! qui lance un dernier album compilation intitulé « Music For the Edge of Heaven ».
George Michael revient sous les feux de la rampe en 1987 avec l’album « Faith », son premier effort en solo qui est également son plus impressionnant à ce jour. Le disque comporte six succès, dont quatre - « Faith », « Father Figure », « One More Try », « Monkey » - atteignent le premier rang. Le disque reste au sommet du palmarès pendant douze semaines et lui vaut le Grammy du disque de l’année en 1988.
Malgré son ascension au sommet, Michael décide de se faire rare, ce qui est une décision courageuse. Il le fait d’ailleurs en 1990 après la sortie de « Listen Without Prejudice » alors qu’il décide de n’accorder aucune interview et qu’il n’enregistre aucun clip pour soutenir le disque. Le résultat se veut décevant en comparant avec « Faith » alors que l’album plafonne au deuxième rang et ne génère que deux succès du Top 10, « Praying for Time » et « Freedom ». Alors que « Faith » s’est écoulé à plus de quinze millions d’exemplaires dans le monde, « Listen Without Prejudice » n’atteint que le tiers de ce chiffre.
Bien qu’il remporte du succès en 1991 avec un duo avec Elton John (« Don’t Let the Sun Go Down on Me ») et en 1993 avec Queen (« Killer/Papa Was a Rolling Stone »), la carrière de Michael stagne. Soutenant que son contrat avec Sony est injuste, Michael poursuit l’étiquette en 1993. Parmi ses doléances, il prétend que la division américaine de l’entreprise n’était pas prête à vendre son changement de direction musicale comme le prouve leur façon d’agir avec « Listen Without Prejudice ». Selon l’avocat de Michael, sa décision de ne pas apparaître dans ses clips est un facteur majeur de la poursuite. Il justifie sa décision en mentionnant qu’il voulait mettre l’accent sur sa musique plutôt que sur son image de sex symbol et que selon son contrat c’était son droit, mais que l’étiquette n’était pas prête à l’appuyer dans sa décision.
Il finit par obtenir sa libération de chez Columbia, filiale de Sony et s’entend avec DreamWorks. Son album suivant, le plus mature, « Older » paru en 1996 déçoit malgré des certifications platine dans 34 pays dont cinq fois au Royaume-Uni. Michael atteint le fond du baril le 7 avril 1998 quand il est arrêté dans un parc de Beverly Hills pour s’être masturbé dans une toilette publique. Il sera plus tard accusé et inculpé de grossière indécence. À la suite de l’incident, il avoue publiquement son homosexualité sur les ondes de la chaîne américaine CNN.
En 1999, il se fait plaisir en lançant « Songs From the Last Century », une collection de pièces contemporaines reprises à la façon des crooners. Il est de retour chez Sony en 2004 avec l’album « Patience » qui paraît en mai.
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