Garbage fait encore un rock synthétique de qualité et Shirley Manson clame encore une fois avec ferveur son message relativement féministe. Rien de nouveau sous le soleil, mais les guitares sont un peu plus vivantes sur « Bleed Like Me », dont la production signée Butch Vig est impeccable à défaut d’être follement inventive. Mis à part un clin d’œil à The Cure (« Run Baby Run »), Garbage fait plutôt dans l’auto-imitation. Ainsi, « Why Don’t You Love Me », « Metal Heart » et « Sex Is Not a Crime » auraient très bien pu se trouver une niche sur n’importe quel album précédent du groupe. Mais ce sont ces retours sur le passé qui nous font apprécier le rock de Garbage qui, à défaut de grandir au fil des ans, demeure très unique car aucun autre groupe ne peut prétendre avoir une sonorité vaguement rapprochée à celle de la formation du Wisconsin.
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