Franz Ferdinand

Bio de
Franz Ferdinand

C’est vers la fin de 2001, Bob ést assis dans la cuisine d’Alex. Nick, l’ami d’Alex, vient de donner une basse à celui-ci à la seule condition qu’il l’utilise à bon escient.

Bob décide donc d’apprendre à jouer de la basse et la paire décide de fonder un groupe. Il fallait que ce soit gros. Alors que Bob imagine quelque chose d’envergure, Alex ne veut que faire de la musique pour faire danser les filles.

Alex fait ensuite la rencontre de Nick dans la cuisine de Jo et Celia. Nick a l’air d’un jeune Adam Ant et vole la vodka d’Alex. Ils sont sur le point de se chamailler quand Alex demande à Nick s’il peut jouer de la batterie. Il ment et répond oui. Ils s’entendent pour se rencontrer chez Nick.

Celui-ci est bien capable de frapper sur les tambours, mais sans aucune forme de coordination. C’est un pianiste classique qui s’est amené à Glasgow parce qu’un ami de Munich lui avait dit que c’était amusant. Bien qu’il ne puisse jouer de la batterie, il aime bien l’idée de faire de la musique pour faire danser les filles. Ils découvrent ensuite qu’ils sont capables d’écrire des chansons ensemble.

Paul est le meilleur batteur de Glasgow, mais personne ne s’intéresse à cet art de nos jours. Paul laisse sa batterie chez un prêteur sur gages, mais il aime l’idée de passer à la guitare et c’est alors qu’il commence à aller souvent chez Nick. Un jour, Nick et Paul changent de place à la condition que Paul puisse continuer de chanter et qu’il n’ait pas à utiliser des toms qui empêchent les fans de le voir derrière sa batterie.

Un groupe d’étudiants de l’École des arts de Glasgow organise l’exposition Girl Art. Les organisateurs entendent parler de musique pour faire danser les filles et offrent aux joyeux lurons la possibilité de faire un premier spectacle. Le tout se déroule dans la chambre de Celia qui est éclairée par un néon. Au moins 80 personnes sont sur place et la plupart dansent.

Nick et Alex considèrent qu’ils ont besoin d’un plus grand endroit pour répéter et ils quittent la résidence de Nick. À la recherche d’un nouveau local, ils se promènent le long d’une voie ferrée abandonnée qui traverse le marché Paddy’s et le Clyde. Ils découvrent deux choses : la voie ferrée n’est finalement pas abandonnée et un entrepôt art-déco désaffecté s’y trouve et surplombe le Clyde. Ils retracent le propriétaire et le persuade de leur donner les clefs du sixième étage et le baptise le Château qu’ils considèrent désormais comme leur domicile.

Le Château est une résidence magnifique. Après avoir expulsé les pigeons et réparé les fenêtres, ils dénichent un électricien sympathique qui réussit à organiser le câblage de façon à ce que le tableau électrique ignore tout de leur présence. Au cours de sa longue histoire, l’entrepôt a abrité des articles de sport. Franz Ferdinand décide d’organiser une soirée thématique avec des rameuses, des ceintures vibrantes, des poids et haltères et des pistolets.

Le Château se trouve dans une partie de Glasgow que l’on appelait autrefois les Gorbals, un secteur de la ville que l’on associait à la violence, la vermine et la pauvreté. Rien de cela n’existe dans le Glasgow d’aujourd’hui. Le second événement à se tenir au Château a plus d’envergure. Au cinquième étage, Robb Mitchell et Switchpace organisent une exposition avec des artistes locaux. Au sixième plancher, Franz Ferdinand réunit la meilleure musique produite à Glasgow avec Uncle John et Whitelock de même que Park Attack et Scatter. L’éclairage prend la forme de lits de bronzage découverts sur un autre étage de l’édifice. Ils sont branchés de façon à ce qu’ils s’allument et s’éteignent aléatoirement pendant la prestation des groupes. Le vin coule à flots et tout le monde danse. C’est une vraie libération. C’est à ce moment-là que la police débarque. Les agents semblent terrifiés, ils ne sont que quelques-uns. Avant longtemps, des camions pleins d’agents arrivent. On se serait cru dans un casino clandestin de Chicago pendant la prohibition. Alors que les policiers montent un escalier, les caisses d’alcool descendent par un autre. Pour une raison que l’on ignore, Al Kapranos assume tout le blâme, peut-être est-ce en raison de son nom qui rappelle celui d’Al Capone ou peut-être est-ce parce qu’il est le seul à ne pas s’enfuir. Il est arrêté, mais les accusations pour avoir opéré un débit de boisson illégale, pour avoir enfreint le code de santé et sécurité, pour avoir causé un danger d’incendie et pour avoir fait du bruit sont toutes abandonnées. Alors qu’il prend une tasse de thé au poste de police, les agents lui avouent qu’ils cherchaient l’endroit depuis un bon mois. Ils se demandaient d’où provenait le bruit et semblaient simplement satisfaits de l’avoir découvert.

Le Château est désormais un édifice marqué et ne peut plus être utilisé comme centre de bruit. Franz Ferdinand ne se laisse pas abattre et fait des concerts dans d’autres endroits. Lucy McKenzie, une artiste locale, tient des soirées dans ses studios. Ces soirées rappellent celles tenues au Château, mais en plus calme. Le Stereo, un bar où l’attitude est différente qu’ailleurs est aussi un repère du groupe. Le Château n’est pas abandonné, mais un endroit tout aussi magnifique est découvert.

Sur Tobago Street, se trouve un palais de justice victorien auquel est annexée une geôle. L’édifice est abandonné depuis trente ans quand McCarthy le découvre. C’est l’endroit idéal. L’idée de violer la loi dans ce qui était jadis un bastion juridique a beaucoup de charme. On y retrouve l’opulence et l’autorité irréfutable si typique des édifices municipaux écossais du 19e siècle. Les plafonds sont plus hauts que ceux d’une église et sont faits de plâtre. Après trente ans passés à subir les éléments, certains traits de l’édifice sont adoucis. Le plâtre est fissuré, la pluie s’infiltre dans certains murs, les portes des cellules ne restent pas fermées. Bref, c’est parfait.

On décide donc que la geôle et le palais de justice sont aussi le Château. Tout peut être le Château si l’idée semble bonne. Lors de la première soirée organisée dans cet endroit, l’édifice est divisé. Robb Mitchell remplis les cellules d’artistes alors que Franz Ferdinand siège dans la salle d’audience. On construit une scène à partir d’échafaudage et emprunte des pièces de système de son de quiconque semble sympathique. Bien qu’il fasse plus froid dans l’édifice qu’à l’extérieur, les fans se font très nombreux. Alors que des feux sont allumés dans le jardin, les groupes brûlent les planches de la salle de cour. Le vin coule à flots et tout le monde danse. Puis, la police arrive.

Tobago Street est l’une des rues les plus dures de la ville. On y retrouve surtout des voitures déglinguées et des prostituées. Cette fois-ci, les policiers sont beaucoup plus sympathiques. Ils ne veulent arrêter personnes et donnent même quatre avertissements avant de couper le courant.

À ce moment, il devient apparent que des visages dans l’auditoire proviennent du sud de la frontière. Londres à fui vers Glasgow. C’est loin d’être une mauvaise chose pour Franz Ferdinand qui décide de visiter la métropole. Le groupe y joue quelques concerts et décide qu’il s’y plait. Londres est plus grand que Glasgow et on y retrouve plus de producteurs de disques. Franz Ferdinand en rencontre plusieurs, dont certains ont littéralement changé le monde avec leur travail. D’autres sont des nazes qui sniffent trop de coke et qui disent n’importe quoi. Le groupe rencontre finalement Laurence Bell qui se trouve assurément dans la première catégorie. Bell est président de Domino Record Company, une étiquette indépendante. Lorsqu’il leur offre un contrat, les gars de Franz Ferdinand sont si touchés qu’ils ne peuvent dire autre chose que oui. Franz Ferdinand s’installe dans la salle d’audience du Château pour écrire et enregistrer. Un EP intitulé « Darts of Pleasure » est lance à la fin de 2003 et un premier album éponyme voit le jour au début de 2004.

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