Sortie: 11 novembre 2008
eXterio a décidé d’entreprendre un projet de taille en lançant L’album monstre. Le Complot est la première partie d’une trilogie, qui sera complétée par La Trappe (disponible uniquement en téléchargement en mars 2009) et par Feu-Vol-Vandalisme (en vente dès juillet 2009 lors des spectacles). Le groupe couvre ainsi les trois aspects majeurs de l’industrie, la vente chez les disquaires, dans Internet et les spectacles. Si la proposition est audacieuse, on se rend compte rapidement que le groupe ne rigole pas et fonce sans compromis en s’en prenant aux conventions qui régissent notre monde et notre mode de vie. Sur des riffs de guitares mordants et des rythmiques acérées et accrocheuses, sans être racoleuses, eXterio nous balance son album de la maturité, aussi cliché que ça puisse paraître. Square-Victoria tourne en bourrique les gens qui, comme des robots, s’entassent dans le métro et dans des tours à bureaux. La pièce-titre s’attaque à toutes les croyances que nous avons et au manque de questionnement que nous avons face à celles-ci, se servant de la marche lunaire de Neil Armstrong en guise de référence. Le groupe en rajoute en s’en prenant à l’avidité sur La cité d’or en plus de régler le cas du meurtrier Robert Pickton, qui a tué des dizaines de prostituées de la région de Vancouver, sur Le Seigneur des Agneaux. Et preuve d’une plus grande maturité musicale, eXterio parvient à jumeler avec doigté les guitares électriques et des violons interprétant l’air du Parrain sur L’Omertà. Des textes solides, une maîtrise musicale certaine et un très bon travail de réalisation de Frank Joly font de ce premiers tiers de L’album monstre un must pour les amateurs de punk québécois.
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