Bien que le grunge-punk d’Everclear n’avait rien de révolutionnaire quand le groupe a fait surface en 1995, les mélodies inspirées et les textes savants d’Art Alexakis ont su retenir l’attention des jeunes de la génération X.
Art Alexakis voit le jour le 12 avril 1962 et grandit à Santa Monica. Les décès par surdose de son frère et de sa petite amie ont pour effet de le convaincre de sa dépendance à la cocaïne au milieu des années 80. Il se rend par la suite à San Francisco où il forme un groupe de country-punk nommé Colorfinger. Les choses ne se passent pas comme prévu et le chanteur décide de quitter pour Portland, dans l’Oregon d’où sa copine est originaire.
En 1992, il rencontre Craig Montoya et le premier batteur d’Everclear, Scott Cuthbert. Le trio enregistre un mini-album pour 400$. Alexakis n’étant pas satisfait du travail de promotion de son étiquette, il prend les choses en main et contacte lui-même les stations de radio. Le groupe s’appuie ensuite sur le mini-album et y greffe de nouvelles chansons et l’album « World of Noise » sort en 1993. Everclear passe l’ensemble de 1994 sur la route et change de batteur, remplaçant Cuthbert par Greg Eklund. Le groupe signe de plus un contrat avec Capitol.
La formation lance son second opus, « Sparkle and Fade » en 1995 et les radios alternatives s’intéressent rapidement à « Santa Monica » et « Heroin Girl ». Entre temps, Alexakis se fait un nom dans les médias alors qu’il agit comme reporter pour le compte de MTV pendant les conventions politiques de 1996.
Everclear ne perd pas de temps et lance « So Much for the Afterglow » en 1997 qui remporte encore un certain succès. Puis, la formation récidive avec « Songs From an American Movie Vol. : Learning How to Smile » en 2000. « Songs From an American Movie Vol. 2 : Good Time for a Bad Attitude » suit quelques mois plus tard. En février 2003, Everclear propose un nouvel album intitulé « Slowmotion Daydream ».
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