Les membres d’Eric Panic nous ont habitués à un punk-rock direct et près des racines du genre comme c’était aussi le cas dans Pénélope auparavant. Avec « Le combat est au jardin », la formation de Québec nous offre un disque coup-de-poing dont les textes sont les plus mordants et incisifs qu’ils aient pondus jusqu’à maintenant. Dans la plus pure tradition punk, Eric Panic dénonce et revendique tout en faisant appel à une certaine solidarité. Tout y passe, de l’inertie des gouvernements (« Je pisse dans l’étang ») au traitement réservé aux sans-abri (« Et si.. ») et aux aînés (« Adélard attend ») en passant par l’étalement urbain et l’industrialisation galopante (« Je retourne à la terre »), ainsi que le sort des détenus politiques de Guantanamo (« Welcome to Guantanamo »), les enfants soldats (« soldat de plomb ou d’argent? ») et les politiciens véreux (« Cultiver la transparence »). Le groupe fait aussi place au spoken word avec un poème de Gaston Miron (« Déclaration ») et une narration de Jacques Languirand (« Le jour où ils viendront cracher sur nos tombes »). Le tout est coiffé d’une réalisation minimaliste de Pierre Rémillard qui met l’accent sur les guitares acérées. Défoulement garanti et prise de conscience souhaitée.
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