2010-30-07
Il faut le dire, Eminem n'était pas à son meilleur depuis cinq ans. En plus de lutter contre des problèmes de toxicomanie, il n'était pas à son mieux musicalement. Le rappeur de Detroit ne fait aucun détour pour l'admettre sur ce septième opus, qui est beaucoup plus dynamique que ses précédents. Mordant, Em n'hésite pas à ouvrir l'album avec Cold Wind Blows, une chanson fielleuse destinée à Mariah Carey et son petit ami, Nick Cannon. Il avoue ensuite sa jalousie du succès de Lil Wayne sur Talkin' 2 Myself. Il avoue avoir voulu composer une chanson pour le tourner en bourrique, mais se dit heureux de ne pas l'avoir fait. Eminem deviendrait-il plus mûr? Malgré tout, c'est un sentiment de plaisir et de calme intérieur qui émane de Recovery et de ses sonorités rock jumelées à de nombreux échantillonnages bien choisis. Em s'ouvre aussi aux dames avec des collaborations avec Pink (Won't Back Down) et Rihanna (Love the Way You Lie). Dans l'ensemble, un effort beaucoup plus solide et cohérent même si malgré sa paix retrouvée, Eminem n'a pas perdu son côté grincheux. Mais en même temps, c'est un peu ce qui fait son charme.
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